Vivian Maier ou la redécouverte d’une artiste dans l’ombre

Les œuvres de la photographe Vivian Maier sont exposées à la médiathèque de Villeurbanne. Ces photographies intemporelles nous amènent à découvrir le travail de l’artiste, son parcours entre New York et les Hautes-Alpes, ses autoportraits et ses photographies de rue. Retour sur le chemin fascinant d’une artiste redécouverte.

Vivian Maier était une photographe de rue américaine dont le travail n’a été découvert par John Maloof qu’après sa mort, en 2009. Celui-ci s’était porté acquéreur d’un lot de ses pellicules aux enchères. Subjugué par le travail de cette ancienne nourrice, il tente de la retrouver, mais elle décède quelques jours avant. Il réalise donc un documentaire avec Charlie Siskel.

Le monde, son terrain de jeu

La passion qui alimente son travail était sa quête de l’inattendu, le naturel et la douceur du moment présent. Elle passait son temps libre à photographier des personnes dans la rue mais aussi des édifices et paysages lors de voyages en Californie, Canada, Cuba, Caraïbes, Mexique et France.

L’artiste a une vision du monde différente qui donne à ces œuvres une certaine douceur et vérité, elle nous offre des instants de vie touchants et bouleversants. L’association Vivian Maier et le Champsaur ont mis à disposition les photographies de l’artiste dans plusieurs musées, galeries, etc., dans le but de valoriser ce patrimoine qui a le mérite d’avoir forgé l’Histoire.

L’exposition se compose de plusieurs parties. Elle propose un choix de photographies américaines vintage, des autoportraits, des vues et portraits des habitants de St Julien en Champsaur dans les Hautes-Alpes et quelques panneaux qui retracent le parcours de l’artiste. Les informations de ceux-ci sont claires et très intéressantes. Ils retracent le parcours de la photographe et nous font part de ses idées, ses envies et de son but.

Crédit : Sana Fadhel

Spontanéité et variété

À présent, Vivian Maier est une artiste reconnue dans le monde entier, au même niveau que des photographes comme Henry Cartier Bresson ou encore Man Ray. Elle reste mystérieuse de par l’anonymat de son vivant. Il nous est offert un enrichissement culturel grâce à la spontanéité et la variété de ses photos. Elle se contentait de figer sa réalité, sa vision…

http ://mediatheques.villeurbanne.fr/

Du mercredi 31 janvier au samedi 17 février 2018

Médiathèque de Villeurbanne, 247, cours Émile ZOLA

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