Petit historique et grandes figures de la soierie lyonnaise

Vivre à Lyon et ne pas connaître l’histoire des canuts ? Sacrilège !

Pour ceux qui se sentent visés, vous lirez ici à peu près ce que vous devez savoir.

Qui sont ceux qui ont le plus œuvré pour faire de Lyon la capitale de la soie ? Voici les principaux noms à retenir.

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Ci-dessus, une œuvre réalisée par notre dessinateur Martin Chauleur : les trois rois ayant le plus contribué à l’essor de la soierie lyonnaise. Mais vous allez vite voir qu’il n’y avait pas qu’eux…

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FRANÇOIS IER

Roi de France de 1515 à 1547, c’est lui qui pose la première pierre de ce que deviendra l’industrie soyeuse. Il se rend très souvent à Lyon, ce qui dans un certain sens fait de la ville la capitale provisoire de la France. En 1536, il lui donne le monopole de la production de soie, réservée jusqu’alors à la ville de Tours. Puis, il crée un impôt sur les importations de soie, afin de protéger l’industrie soyeuse lyonnaise.

CLAUDE DANGON

Peu connu du grand public, Claude Dangon a pourtant joué un rôle important dans l’évolution de la soierie. Dans les années 1600, cet ouvrier et commerçant de la soie perfectionne le métier à la tire italien, permettant ainsi de réaliser des tissus à motifs beaucoup plus facilement et rapidement. Finis les tissus unis !

LOUIS XIV

L’essor de la soierie lyonnaise a lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous Louis XIV. Celui-ci impose le style français dans beaucoup de domaines, y compris celui de l’habillement. Grâce à lui, Lyon parvient à s’affranchir du style italien qui était jusqu’alors la référence et à imposer le sien. De toute l’Europe, on fait appel aux canuts pour habiller la cour et décorer le mobilier. En 1667, Louis XIV et son ministre Colbert créent la Grande Fabrique qui rassemble tous les acteurs de l’industrie de la soie, et établissent les critères de qualité à respecter. La soie lyonnaise a excellente réputation.

NAPOLÉON BONAPARTE

Après une baisse de l’activité lors de la Révolution française, elle retrouve toute son importance avec l’empereur Napoléon Bonaparte qui soutient énormément les canuts. Il contribue à faire de Lyon la capitale mondiale de la soie, avec désormais des exportations dans le monde entier en très grandes quantités. Par ailleurs, Napoléon commande lui-même des centaines de kilomètres d’étoffes pour décorer le mobilier des châteaux, par exemple celui de Versailles. La ville de Lyon vit entièrement de la soierie.

JOSEPH MARIE JACQUARD

Cet inventeur lyonnais a apporté un progrès décisif à l’industrie soyeuse. Au début du XIXe siècle, il crée un métier à tisser très perfectionné, rendant désuet le métier à la tire. Il permet à un ouvrier de réaliser seul une étoffe compliquée, alors qu’auparavant deux ouvriers au minimum étaient nécessaires. Le métier Jacquard connaît dès lors un très grand succès. Petite anecdote : en parler lyonnais, le métier Jacquard est appelé bistanclaque. C’est une sorte d’onomatopée reprenant les bruits produits par le métier en marche. Certains métiers à tisser utilisés aujourd’hui possèdent encore le mécanisme Jacquard.

Le prochain article sera dans la continuité de celui-ci, et sera plus précisément consacré au fait de savoir si Lyon est encore la capitale de la soie. Rendez-vous vendredi prochain !

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