Jonah Hill : l’élément clé.
21 Jump Street, réalisé par Phil Lord et Chris Miller, est l’adaptation de la série télévisée des années 80-90, du même nom, mettant en scène Johnny Depp. Nous n’entrerons pas, une fois de plus, dans le jeu des comparaisons. D’autant que le film reprend la trame principale de la série : une équipe de policier infiltrée dans un lycée. Cependant, il exploite beaucoup plus le registre de la comédie que le genre policier, même s’il s’apparente en quelque sorte à un buddy-movie. Pour ceux qui apprécient la comédie américaine, la présence de Jonah Hill, en tête d’affiche ainsi qu’à l’écriture, rassure d’emblée. A juste titre d’ailleurs, tant le film doit énormément à son interprète principal. Celui-ci est bien plus à l’aise dans le registre comique que son partenaire, Channing Tatum (bon, mais sans plus, comme d’habitude).

Un scénario intéressant.
Le scénario, lui, regorge de quelques trouvailles intéressantes, dont la principale consiste à inverser les rôles du looser et du jeune premier. La société ayant changée, être brute n’est désormais plus à la mode, être un geek, si. De même que les nombreuses courses poursuites relèvent, dans l’ensemble, du jamais vu, d’un point de vue humoristique. Le reste est en revanche, plutôt convenu dans le genre de la nouvelle comédie américaine initiée par Judd Apatow et sa bande (Will Ferrel, Ben Stiller, Jonah Hill, Seth Rogen, John C. Reilly, Paul Rudd…).

L’humour, avant tout.
Le principal défaut du film vient alors de sa mise en scène, qui a tendance à trop appuyer l’humour par le biais de plans larges ou d’effets de styles. Ce qui est fort dommage. Reste que le film est réussi, et se regarde avec grand plaisir. Et bien sûr, vous aurez droit à une apparition d’un acteur, dont vous devinerez aisément le nom. Il prend ici, un grand plaisir à ternir son image.

En ces temps de pénurie cinématographique, pourquoi ne pas se laisser tenter ?

Et quoi que vous pensiez de cet article, sachez que je n’oublie pas qu’ « À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-chose. Et pourtant, nous jouissons d’une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative, plaisante à écrire et à lire. Mais l’amère vérité qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que dans le grand ordre des choses, le [film] le plus médiocre a sans doute plus de valeur que notre critique qui le dénonce comme tel.»

Extrait du film Ratatouille (2007) de Brad Bird et Jan Pinkava.

 

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