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Ils viennent de France, de Bulgarie ou même de la Réunion, ils ont des influences et des inspirations et des techniques de réalisation différentes, mais ils se rejoignent tous sur un point : le street art est leur moyen d’expression.

L’exposition collective Sur les murs, visible jusqu’au 9 mars 2014 à l’ACDCU de Lyon, réunit les œuvres de huit street artistes (Brusk, Jace, Nikodem, Monsta, Pandakroo, Erase & Arsek, Nelio et Amose) et questionne ainsi leur rapport à la ville, c’est-à-dire en quoi elle est leur source d’inspiration et comment elle nourrit leur créativité.

 

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Oeuvres de Monsta – 100×100

« La ville est grise et elle mériterait d’être mise en couleurs. Elle gagnerait en gaieté si les collaborations entre architectes et artistes étaient favorisées. » – Monsta

D’abord apparue aux États-Unis dans les années 60, la culture street art émerge en Europe une dizaine d’années plus tard avec le développement du hip-hop. Longtemps assimilé à du vandalisme, l’art urbain est désormais reconnu comme étant un mouvement artistique, au même titre que le surréalisme ou l’art brut. Autrefois temporaire, car soumis aux contraintes extérieures, il a aujourd’hui sa place dans les galeries et musées.

Ces huit artistes donc, bien que liés par une même base artistique, sont facilement reconnaissables à travers leurs œuvres. Jace par exemple, originaire de la Réunion, a un personnage emblématique, le gouzou, petit bonhomme rond et jaune qu’il intègre un peu partout dans le paysage. La chasse aux gouzous est d’ailleurs devenue une attraction touristique à la Réunion. Nelio, artiste lyonnais, ayant pour principales influences l’architecture et l’abstraction, multiplie les formes géométriques minimalistes aux couleurs vives pour réaliser des fresques murales. Monsta le sale gosse, comme son nom l’indique, puise son inspiration dans le monde de l’enfance en créant un univers rempli de monstres et de créatures imaginaires, aussi poétique et coloré que torturé. Il utilise principalement l’aquarelle et le spray.

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Nikodem – Sérigraphie sur plaque offset

« Les villes sont des carnets de croquis géants. » – Nikodem

Mais qu’est-ce qui pousse un artiste à vouloir sortir des sentiers battus pour s’attaquer à un support à échelle humaine ? Si  le street art est parfois utilisé à des fins contestataires (comme par exemple l’artiste britannique Banksy), il permet avant tout et surtout à l’artiste de laisser sa signature visuelle et ainsi d’être vu du plus grand nombre.

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Pandakroo – « Guedo » et « Droop » – 2013 – 40×30

« Les villes sont des espaces artificiels, des terrains de jeu plein de surprises et qui peuvent parfois devenir des musées à ciel ouvert. Si leurs responsables nous laissaient nous exprimer… » – Pandakroo

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