Il s’agit d’une bien triste tendance que je souhaite voir disparaître. Aujourd’hui, la phrase « Tout se passe à Paris » est pratiquement sur toutes les lèvres. Pourquoi ? Comment en est-on arrivé là ? Je ne saurai répondre. Par contre, je peux affirmer qu’il est dangereux pour une ville telle que Lyon de continuer à subir cette hémorragie des talents. En effet, beaucoup d’artistes lyonnais se sont exilés à Paris parce qu’ils y auraient trouvé ce qui leur manquait. Que leur manquait-il à Lyon ? Difficile à dire, d’autant que c’est une ville où les infrastructures ne font pas défaut, une ville où une multitude d’événements culturels sont organisés quotidiennement.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’artiste lyonnais part à Paris pour avoir plus de visibilité. Les producteurs, les chasseurs de têtes et les médias nationaux sont pratiquement tous basés dans la capitale française. Arriver en Île-de-France serait perçu comme un palier à franchir impérativement pour réussir à se rendre visible.

À titre d’exemple, Florence Foresti qui est une humoriste et actrice lyonnaise a connu sa révélation au grand public à… Paris ! Elle fait une apparition dans l’émission de Stéphane Bern, 20 h 10 pétantes, avant de rejoindre l’émission On a tout essayé de Laurent Ruquier. Pourtant, la première pièce de théâtre dans laquelle Foresti a joué, titrée L’Abribus et mise en scène par Philippe Sohier, est créée à Lyon où elle fait ses débuts dans le café-théâtre Le nOmbril du mOnde au sein du trio Les Taupes models.

Si on reste sur l’exemple de Foresti, une question se pose : pourquoi lui a-t-il fallu quitter Lyon pour qu’elle soit révélée à la France entière ? Lyon n’est-elle pas capable de rendre visible ses artistes ? Le problème vient-il de la qualité du travail fourni par les producteurs et éditeurs lyonnais ?… Personnellement, je ne le pense pas.

Aujourd’hui, Lyon souffre d’un phénomène que la rédaction n’arrive pas à nommer. Ce phénomène pourrait être défini comme un manque de cohésion et de collaboration entre les différents acteurs du secteur culturel lyonnais.

Si le problème est bien là, c’est qu’il y a une raison. À l’heure actuelle, on est incapable de dresser un diagnostic pour permettre un traitement de ce phénomène que je compare à une maladie dont souffre la ville des Gones.

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