Peut-on critiquer les critiques ? Épisode 2 : Pan

by Simon Dunkle
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Simon Dunkle revient et il est plus énervé que jamais. Désormais, il a décidé de s’en prendre à ceux qui s’en prennent aux autres. Parce que Simon Dunkle, ce n’est pas qu’un mec qui parle de lui à la troisième personne, c’est aussi un mec énervé qui défend la veuve et l’orphelin. Bref, désormais, Simon Dunkle a décidé de s’attaquer à ceux que l’on n’attaque pas, à ceux que l’on dit intouchables : les critiques de cinéma.

(Lire aussi : Peut-on critiquer les critiques ? Épisode 1 : Retour Vers Le Futur)

Avant toute chose, je tiens à signaler que cet article n’aurait pas été possible sans Rafik Djoumi qui a souligné l’incohérence dont il est question ici. Étant sans aucun doute à mes yeux l’un des plus grands journalistes cinéma vivants, inutile de dire qu’il ne sera jamais critiqué négativement dans cette rubrique.

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Les Inrockuptibles et la difficulté de faire une recherche sur Google

Chez Les Inrockuptibles, entre deux films de Maïwenn et de Xavier Dolan, on prend le temps d’aller voir du cinéma dit « populaire ». Mais on ne va pas faire des recherches dessus pour autant, car faut pas déconner non plus. Et là, on a décidé de visionner le film Pan de Joe Wright. Wright qui a tout de même une filmographie pas trop déplaisante, puisqu’on lui doit entre autres Anna Karenine, Hanna, Reviens-moi et Orgueil et Préjugés. Mais voilà, pour Théo Ribeton, Pan n’est pas attribué à Joe Wright. Il est attribué à Disney. Déjà, c’est un peu embêtant puisque l’histoire de Peter Pan n’est pas une histoire de Disney, mais un conte écrit par J.M. Barrie en 1911. Mais ce n’est pas grave car effectivement, la plus célèbre adaptation de ce conte n’est autre que celle des studios aux grandes oreilles en 1953. Aussi, je vous laisse découvrir la critique du film par Théo Ribeton.

Mais je suis obligé de vous mettre des extraits choisis, au cas où l’article disparaîtrait :

« Cela fait quelque temps maintenant que Disney a entrepris de faire fructifier son patrimoine en transformant ses productions animées les plus emblématiques en un nouveau catalogue de films en prises de vues réelles. Sortiront dans les prochaines années une farandole infernale de préquelles et de spin-off (la fée Clochette, le génie d’Aladdin, Cruella…) qui suscitent une angoisse que Pan vient largement confirmer : le Disney des beaux jours passe à la casserole du contemporain, au feu de laquelle le petit lutin du film de 1953 se réincarne en lardon cramoisi suintant l’huile numérique (…)

Cette transmutation, presque une “marvelisation”, est d’autant plus ridicule qu’elle s’applique justement à un univers conçu comme un carambolage d’imaginaires que seul le joyeux bazar d’une chambre d’enfant pouvait réunir (…) Il y a une vingtaine d’années, Disney avait brièvement engagé une tentative similaire de passage au live action (…) Le studio commet sans doute l’erreur de croire que l’avancée technologique lui permettra cette fois-ci de résister aux affres du temps. »

Vous pouvez également consulter la fiche technique de production du film de Joe Wright fournie par IMDB.

Avez-vous relevé une incohérence ?

Oui ? Non ?

La voici. L’intégralité de la critique de Théo Ribeton est basée sur le fait que le film est produit par Disney. S’ensuit alors une critique du système disneyien, ainsi que de la « marvelisation » (Marvel appartenant à Disney). Petit problème : Le film est produit par Warner Bros. Pas par Disney.

À quoi sert-donc cette critique ? À rien.

N’oubliez jamais que pour son absence de connaissance cinématographique et de recherche, ce journaliste des Inrocks a été payé.

Quel professionnalisme !

Merci d’avoir lu ce coup de gueule. Peace !

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