De Rouille et d’Os est un drame psychologique belgo-français de Jacques Audiard avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts. En quelques mots, ce film met en scène une jeune femme handicapée, après avoir perdu ses jambes, et un homme sans but fixe qui va décider de l’aider sans rien demander en retour.
 

Jacques Audiard, un réalisateur impressionnant

Voici un film qui mérite à plusieurs titres qu’on en parle. Tout d’abord, c’est le nouveau film de Jacques Audiard, réalisateur passionnant qui a signé pas moins de  cinq longs-métrages, tous réussis. De plus, si les films sont toujours intéressants, au fur et à mesure s’opére une sorte de crescendo artistique impressionnant. En effet, de Regarde les Hommes tomber (1994) au superbe et implacable Un Prophète (2009), on se demande si Audiard –  de plus en plus attendu au tournant – est capable de rester à un tel niveau.

Pour cela, il est compréhensible que le cinéaste ait le besoin de parler exclusivement de sujets qui le passionnent, surtout pour les raconter d’une manière cinématographique qui lui est propre…
Le film est donc une adaptation d’un recueil de nouvelles de Craig Davidson, écrivain totalement controversé pour sa personnalité atypique et son style coup de poing. Mais ne tombons pas dans le piège dans lequel tombe trop souvent le critique de cinéma professionnel, à savoir comparer deux moyens artistiques qui n’ont aucunement la même grammaire.

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2 comments

Rosebudspencer 21/05/2012 - 21:24

Merci, Jonathan, pour ce commentaire.

Les menus défauts sont à peu près les mêmes que ceux que tu as mentionnés. il y a, par moments, des raccourcis, des petites facilités purement structurelles.

Après, son refus du spectaculaire maintient la curiosité. Serait-ce une absence d’ambitions ou plutôt une limite qu’Audiard ne veut pas franchir, car il connaît probablement ses lacunes ? La question mérite d’être posée.

Reste que le film contient une grande puissance émotionnelle et que le talent d’Audiard fait passer ces petits falbalas.

Jonathan Placide 20/05/2012 - 23:00

Assez d’accord avec toi sur l’ensemble. Même si j’avoue trouver qu’il s’agit au contraire du meilleur film de Jacques Audiard. Surtout que contrairement à toi, je n’apprécie que peu ces deux films précédents (De Battre Mon Coeur s’est arrêté, et Un Prophète). A un moment donné de ton article, tu mentionnes de menus défauts. Permets-moi de te questionner sur ceux-ci. A savoir quels sont-ils selon toi.
Personnellement, ce qui m’a gêné, c’est le Deus Ex Machina qui donne lieu au déménagement (j’ai évité le spoiler, seuls ceux qui ont vu le film comprendront), qui m’a semblé un peu tiré par les cheveux, où comme dirait Eric Judor « Le hasard comme par hasard ». L’autre chose qui m’a gêné, et ce n’est pas la première fois chez Audiard, c’est son refus du spectaculaire. Qu’il filme les combats ou l’accident, il se refuse à montrer les impacts. ça m’embête car j’ai du mal à voir d’intérêt dans cette démarche autre qu’une solution de facilité ou un refus de faire comme tout le monde de la part de son auteur.
Reste que le film m’a bouleversé. Et bienvenue à arlyo, Guillaume !

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