Le concept est de créer des bijoux à partir de matières végétales et naturelles. Prenez-le comme une petite provocation, car il se veut une preuve qu’on peut très bien fabriquer des objets sans utiliser de plastique et sans grand impact environnemental, mais tout de même très beaux !

À Lyon, sur la montée de la Grande Côte, une créatrice en particulier suit ce projet. Elle s’appelle Mathilde Arnoud ; je l’ai rencontrée et interviewée pour ArlyoMag.

Sa marque existe depuis sept ans sous le nom de Rootsabaga, mot-valise composé de « root » (racine en anglais) et « rutabaga » (légume de la famille du navet). Dans son atelier-boutique, Mathilde crée chaque matin des bijoux et accessoires pour cheveux, et les vend l’après-midi. Et, vous l’avez compris, les matériaux qu’elle utilise viennent tout simplement de la nature : écailles de pomme de pin converties en boucles d’oreilles, bracelets en écorce de cannelle, pendentifs en bois d’arbres fruitiers de la région… On trouvera également de la noix de coco, des graines et des fèves, ramenées par Mathilde de voyages : ainsi, l’impact sur l’environnement est minimal. Pour lier ces matériaux entre eux, la créatrice ajoute des fils métalliques ou bien du cuir. Puis, rien n’est verni, mais plutôt poncé et huilé, afin de ne pas altérer la sensation du toucher des matériaux naturels.

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Parure « Rootsabaga » en écailles de pomme de pin

De 10 à 50 €, ces créations peuvent plaire à tous les âges. Une petite partie du magasin est d’ailleurs consacrée aux enfants, et de temps en temps des ateliers leur sont proposés. Quoi qu’il en soit, il s’agit de bijoux variés, discrets ou extravagants, originaux, colorés et surtout naturels.

Continuons par une petite anecdote. Pendant que je discute avec Mathilde dans son atelier-boutique, une cliente entre et expose son problème : elle a perdu une des deux boucles d’oreilles achetées à Rootsabaga. « Aucun problème, répond Mathilde, je vous refais la deuxième. » Puis, elle me confie : « C’est l’avantage des bijoux faits main. On ne pourrait pas aller à Monoprix et réclamer qu’on nous refasse la boucle d’oreille que l’on a perdue. Ici, c’est possible. » Un avantage de plus ! Mais on ressent bien que ce qui pousse Mathilde dans cette aventure, ce sont ses valeurs éthiques, pour la protection de la nature et contre la surconsommation.

Voici ce qu’il en est de Rootsabaga. Je peux à présent vous citer quelques autres marques qui ont à peu près le même concept de création.

Micotiti, « la bijouterie végétale », utilise notamment des pétales de fleurs, des pierres, du bambou, des fibres de riz, des ailes de papillons d’élevage, ou encore de l’ivoire végétal (graine de palmier). Pour réaliser ses bijoux, le créateur Jairo Rocha, d’origine colombienne, travaille en partenariat avec un atelier en Colombie. Les produits de cette marque se vendent dans différentes boutiques à Lyon : Lab19 (69001), Kulteco (69001) et Au cabanon équitable (69002).

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Bracelet « Micotiti » en graines, feuilles et pétales de fleurs

Enfin, chaque dimanche matin au Marché de la Création sur les quais de Saône, vous trouverez Valérie Sarda de l’Atelier Grain de Sable et ses très chics bijoux en sable naturel. Une couche de résine permet de garder intacts les dessins réalisés. Vous vous étonnerez en apprenant que la couleur des différents sables n’est pas modifiée, mais qu’il s’agit de leur couleur véritable : le sable d’Australie est naturellement rouge ; celui du Canada, vert ; celui de Mayotte, noir…

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Collier « Atelier Grain de Sable » en sable naturel

Qu’ils soient fantaisie chez Rootsabaga ou élégants chez Micotiti et Atelier Grain de Sable, ces bijoux sont tous conçus pour défendre des valeurs éthiques de développement durable et de respect de la nature. Bravo aux créateurs !

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