Le Hobbit : Un Voyage inattendu…et exceptionnel !

Pour de vrai…

Aussi, en entrant dans la salle diffusant le film en HFR, j’avais très peur. Mais ce qu’il y a de bien avec les journalistes de presse, c’est que l’on sait que nombre d’entre eux (pas tous, heureusement) font preuve d’une faignéantise légendaire consistant à répéter bêtement les propos et arguments de leur collègues plutôt que de se faire leur propre avis. Aussi, à mon grand étonnement, je découvre en salles un film d’une beauté phénoménale avec un sens du détail tout bonnement sidérant, qui relève du jamais vu sur grand écran. Mais en aucun cas, je n’ai l’impression de voir un film en accéléré. Ayant eu la présence d’esprit de venir au cinéma avec un ami, je lui pose la question. Lui, n’a vu aucune différence avec une projection normale. Si cela prouve donc qu’il n’a pas ressenti d’impression d’accéléré, cela a tendance à me faire douter du fait d’avoir bien vu le film en HFR (même si cette sensation de détails à l’image est exactement ce que l’on doit ressentir, selon Jackson). Je m’empresse donc de voir le film dans un autre cinéma qui, lui, le diffuse en Imax 3D, mais pas en HFR donc. Le verdict est sans appel. J’ai l’impression d’avoir assisté à deux projections différentes, l’une est incroyablement fluide et détaillée (le HFR donc), l’autre est bien moins nette, et floue dans les mouvements (projection Imax 3d). Le gain du HFR est donc assez exceptionnel, et particulièrement évident dans deux séquences clés du film : l’introduction et ses mouvements de caméra vertigineux, et le flashback au ralenti sur Thorin Ecu-De-Chêne.

Bref, pour comprendre cette expérience, le mieux est donc sans doute de voir le film deux fois, une fois en 24 images par secondes, et une fois en HFR, dans l’un des cinémas figurant sur cette carte :

Carte cinémas équipés en 3D HFR 

Voici une capture d’écran d’un film en mouvement à 24 images par secondes : Voici maintenant la même capture d’écran du même film à 60 images par secondes (ce qui se rapproche du 48 images par secondes employé par Peter Jackson sur le film) : La différence est flagrante, non ?

Jonathan Placide

Jonathan Placide

Chef d'entreprise chez AWD Productions. Réalisateur, cameraman et monteur, Jonathan Placide est le plus ancien journaliste d'ArlyoMag. C'est pourquoi certains l'appellent "Papy". Grand défenseur du cinéma populaire devant l'éternel, il s'intéresse également à la culture geek dans son ensemble, et vous fera profiter de ces passions à travers ses articles.