Le monde mystérieux de Veks Van Hillik revient à Spacejunk jusqu’à fin juillet

par Nelly Pailleux
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Depuis le 7 juin, et jusqu’au 27 juillet, la galerie Spacejunk accueille l’exposition Les deux pieds dans la mer de Veks Van Hillik. Au cœur des pentes de la Croix-Rousse se dessine un univers mystérieux et onirique, qui vaut vraiment le détour.

Sur les murs clairs de Spacejunk se détache la noirceur des tableaux de Veks Van Hillik. Pour sa deuxième exposition solo dans cet espace, l’artiste offre un monde sombre et hypnotisant.

Veks Van Hillik dessine, peint, réalise des fresques murales. Il s’inspire des peintres flamands et puise dans la pop culture de sa génération. Ainsi, il crée un subtil cocktail qui fait son identité artistique remarquable au premier coup d’œil.

Les deux pieds dans la mer est une exposition petite par sa taille, mais abyssale par sa profondeur. Le nom ne s’avère pas mensonger puisque l’intégralité des figures représentées ont les deux pieds dans la mer. « Figures », car il serait incorrect de parler de personnages. Veks Van Hillik peint des créatures chimériques dont la tête est auréolée, et cette auréole agit comme un fil conducteur de l’exposition. Il y a dans le mélange des traits humains, animaux et matériels un peu de Jérôme Bosch.

« Les Deux Pieds dans l’amer », Veks Van Hillik

 

Les bleus qui composent le fond sont sombres comme la profondeur de la nuit et de la mer. Pourtant, grâce à un trait plus léger sur le mouvement des vagues et des nuages et les touches de lumières présentes dans les œuvres, une étonnante sensation de calme se détache des tableaux.

Créatures, symboliques et fonds marins

L’univers marin est omniprésent et immerge complètement le visiteur. Cette mise en scène reprise dans l’ensemble des œuvres proposées crée une sorte de théâtre sur toile dans lequel les personnages semblent communiquer entre eux. Il s’agit de prendre un peu de recul sur le tableau pour appréhender les mouvements et la perspective du travail.

Si la salle d’exposition n’est pas gigantesque, il n’en reste pas moins que les tableaux regorgent de détails et de symboliques, pas forcément visibles au premier abord, et demandent à l’œil de les parcourir minutieusement, de près, de loin, se laissant porter par les flots.

L’exposition dure jusqu’au samedi 27 juillet 2019. La galerie Spacejunk est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 19 h. En bonus ? Les samedis 22 juin et 13 juillet à 16 h sont organisées des visites de l’exposition pour mieux comprendre l’univers de Veks Van Hillik (5 € plein tarif, 3 € enfant et étudiant).

Et pour les touristes de passage, ou ceux qui ont envie de redécouvrir le quartier, une visite guidée des pentes de la Croix-Rousse donnera l’occasion d’arpenter la « colline qui travaille » le samedi 6 juillet à 16 h.

Pour aller plus loin…

« Veks Van Hillik est né en 1988 dans un petit village du Sud-Ouest de la France. Très vite, sous l’impulsion de ses frères aînés, il ne quitte plus le crayon des mains, et c’est, de la nature qui l’entoure, de la faune et flore, que son inspiration première prend source.

Très vite, Veks développe un style bien à lui, onirique, sombre et surréaliste, imprégné de l’œuvre d’artistes du siècle dernier tels que Gustave Doré, Ingres, Caravage, Dalí ou encore Breton. Néanmoins bien ancré dans son époque, le vocabulaire esthétique de Veks est également teinté de pop culture où s’entremêlent les références aux jeux vidéo, la BD, au street art ou la scène tattoo.

Chaque peinture, ou dessin de Veks Van Hillik semble être une ode à l’imaginaire, fenêtre secrète sur ses rêves et chimères, dont chaque scène, chaque personnage est un subtil mélange entre candeur et noirceur. »

Source : site officiel de l’artiste

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