L’Elekt’Rhône, entre découverte et frustration

par Arlyo Team

Ce premier week-end de décembre, ArlyoMag a eu l’opportunité d’assister à l’Elekt’rhône, dont on vous parlait ici. Des artistes à l’organisation du festival, on vous raconte tout :

Une organisation décevante

La House music semble être présente dans tous types de soirées à Lyon, que ce soit au détour d’un morceau à L’Ayers Boat ou dans les lieux les plus hupés, à l’instar du Sucre. Véritable référence des nuits agitées lyonnaises, la House avait encore une fois une place toute spéciale au coeur de la programmation de l’Elekt’Rhône. Des artistes tels que Moodymann, Jeremy Underground ou encore Marcellus Pittman se sont succédés toute la nuit et ont fait danser les centaines personnes que nous étions, dans la salle du Transbordeur.

Avec un réel effet de lumières et de mise en scène, l’Elekt’Rhône s’est paré des véritables aspects des grands festivals. Le seul bémol ? Beaucoup de gens manquaient à l’appel. Cette soirée visait pourtant étudiants et mélomanes… qui ne semblent pas avoir été nombreux à se mobiliser pour la musique ni pour la portée caritative du festival : les prix élevés des billets, l’hétérogénéité des artistes peuvent expliquer que nous n’étions que six-cents voire sept-cents personnes réunies dans cet immense lieu qu’est le Transbordeur.

Quand nous parlons d’hétérogénéité, c’est aussi qu’il faut comprendre que Dusty Kid et Moodymann, qui ne proposent pas le même standard de House, jouaient simultanément à la même heure dans la petite et grande salle. Dans cette soirée, la hiérarchie de notoriété entre les artistes a semblé être entretenue par la structure et l’organisation. Dans la première salle, on retrouvait des artistes tels que Klaaar & Jaysper, Miimo ou encore Dusty Kid. Mis à part ce dernier, ce sont des artistes lyonnais. Dans la deuxième salle, avec un meilleur jeu de lumières et un meilleur soundsystem, des artistes « plus agressifs », peut-être plus exposés sur la scène internationale. Ce déséquilibre de visibilité entre les artistes entrave ce côté « lyonnais » , thème pourtant mis en valeur par les organisateurs dans leur communication. En définitive, cette soirée, bien que marquée par les rires, les pas de danse effrénés et des découvertes musicales notables, semble néanmoins faire transparaître le manque d’expérience des organisateurs quant à la programmation ou même à la communication, pas très marquée cette année.

Le deuxième soir, la Techno qui était élue grande vainqueur de la programmation, laissant place à une soirée toute autre…

@Rémi le Pogam

Photo crédit : Rémi Le Pogam

Balade 808

Pendant cette deuxième soirée au Transbordeur, des artistes tels que Julietta, Wavesonik ou DJ Koze se succédaient aux platines. Cette fois-ci, aucun faux pas au niveau musical : s’il y a encore moins de monde que le premier soir, la musique semble décidément plus harmonieuse. Le public semble plus mature, plus apte à se laisser immerger dans la musique. Les artistes les plus marquants du samedi ont probablement été Julietta ou encore Pascal Roeder en live en fin de soirée.

La deuxième soirée semble donc rattraper les gaffes de la veille. L’Elekt’Rhône est un festival ambitieux, que peu d’efforts pourraient placer sur la même pente ascendante que le Reperkusound ou peut-être même les Nuits Sonores. Et cela, pour la simple raison que l’Elekt’Rhône est un festival ayant pour quête de se limiter à deux styles musicaux, très en vogue chez le public lyonnais, et voulant vraiment créer un rendez-vous spécial dans le cœur des mélomanes.

En somme, l’Elekt’Rhône a été une découverte pour Arlyomag, bien que certains aspects quant à la gestion aient été dommageables. On en retiendra que ce festival, géré par le bureau des étudiants de l’EM Lyon, reste en évolution et qu’il a tout à gagner dans les prochaines éditions.

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Photo crédit : Rémi Le Pogam

Merci à Rémi Le Pogam pour ses photos.

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