L’Épouvantable Vendredi est une soirée organisée par l’Institut Lumière de façon bimestrielle et consacrée à la diffusion de films d’horreur. Créées il y a cinq ans, ces soirées ont attiré plus de 4 000 spectateurs. L’Épouvantable Vendredi rend hommage à un sous-genre, un pays, une saga, un thème ou un réalisateur de films d’horreur ou fantastiques.

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 Dans les éditions passées, il y a eu, entre autres, des hommages à Alexandre Aja, John Carpenter, Clive Barker, Dario Argento ou Wes Craven. Mais également des soirées dédiées à Stephen King, aux vampires, aux zombies… Entre les séances (de deux à trois films diffusés en une nuit), la soirée est animée par Fabrice Calzettoni (responsable pédagogique de l’Institut Lumière) et des spécialistes viennent intervenir, comme Jean-Pierre Andrevon, auteur de l’encyclopédie 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, ou encore Adrien Party, spécialiste des vampires. Avant le début de la séance, des bandes-annonces, des documents rares ou des extraits de films du réalisateur ou du thème sont projetés pour faire découvrir au public d’autres scènes et images du cinéma d’horreur. L’association AOA Production est partenaire de l’Épouvantable Vendredi et met en scène des animations selon le thème choisi et une ambiance dans le Hangar du premier film (par exemple pour Alexandre Aja, elle a reconstitué les décors d’une station-service abandonnée et d’un village destiné aux essais nucléaires). Des concours sont aussi organisés par Les Ingoruptibles. Le bar est en partenariat avec Les Fleurs du Malt (magasin de bières). Les soirées de l’Épouvantable Vendredi rassemblent beaucoup de monde, un public très hétérogène et fidèle.

Philippe Rouyer, Le cinéma gore, une esthétique du sang : « Le spectateur est partagé entre le désir de voir et la crainte de découvrir (à propos du cinéma d’horreur). »

 

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Ces vendredis de l’Institut Lumière sont d’une grande importance, car ils remettent en valeur les films d’épouvante, ils permettent un accès à des films cultes ou de grandes qualités. Bien que les sous-genres de films d’horreur soient nombreux (vampire, zombie, slasher movie, survival…), ce cinéma souffre d’être rarement considéré comme un art légitime, il y a beaucoup de films sous-estimés, c’est un domaine dédaigné qui est pourtant plein de ressources, qui a donné naissance à de nombreux classiques et qui a apporté de véritables révolutions cinématographiques. Ces œuvres sont réhabilitées auprès des Lyonnais. Le genre horrifique longtemps décrié revient sur nos écrans, il a parfois inspiré le mépris du spectateur (les cinéphiles sont souvent aveuglés par le monopole du beau et du noble), la révulsion, et la culpabilité du voyeurisme engendre le rejet d’une expression méconnue. Le cinéma d’épouvante a besoin de reconnaissance et l’Épouvantable Vendredi lui donne la place qu’il mérite.

Stephen King disait à propos du genre horrifique et du fantastique : « La terreur, au sommet, l’horreur, en dessous, et la révulsion, tout à fait en bas […]. Je reconnais que la terreur est la plus raffinée de ces trois émotions et je m’efforce donc de terrifier le lecteur. Mais si je me rends compte que je n’arrive pas à le terrifier, j’essaie alors de l’horrifier ; et si ça ne marche pas, je suis bien décidé à le faire vomir. »

Vendredi 28 mars – Soirée Hostel (- 16 ans)

Dans un mois l’Épouvantable Vendredi va faire une pause et reprendra en novembre prochain sous une nouvelle forme.
Ce 28 mars, la soirée sera consacrée au réalisateur Eli Roth avec la projection des deux volets de Hostel (produit par Tarantino), ce qui permettra une intervention sur le torture porn, genre de plus en plus fréquent, à la fois redoutable et fascinant. Il y aura des bandes-annonces, un documentaire sur le musée des tortures de Toscane, les quiz des Ingoruptibles, les animations d’AOA et une interview d’Eli Roth sur les Hostel.

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1 Commentaire

Tiphaine 31/03/2014 - 13:38

Une très bonne initiative de la part de l’Institut Lumière, qui permet aux Lyonnais de (re)découvrir des films d’un genre trop souvent décrié mais qui, pourtant, regorge de belles surprises.

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