L’Imaginarium Escape Game : S’évader dans le 7ème arrondissement

par Cléo Dangoin
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Depuis quelques années, les mots escape game reviennent dans de nombreuses conversations. Celles des familles en recherche d’une activité nouvelle, des managers en quête d’une idée de team building, des fans d’énigmes en manque d’immersion. A l’heure où les enseignes se multiplient, on a voulu se pencher sur l’aspect créatif de cette nouvelle activité qui a le vent en poupe. Nous avons rencontré Estelle et Jean-Charles, qui tiennent ensemble l’Imaginarium Escape Game à Lyon 7ème.

Un loisir en pleine évolution

Depuis quelques années, les jeux d’évasion sont en plein boom. Plusieurs raisons à ça, d’après les deux patrons de l’Imaginarium. « Le jeu a beaucoup évolué, s’est beaucoup amélioré. Et puis, c’est une nouvelle activité familiale, accessible à tous, un nouveau loisir pour sortir du quotidien. Les énigmes qu’on a pu voir à la télé dans Fort Boyard, c’est l’occasion de les vivre en live ! Et puis aussi, c’est de la vraie évasion en centre-ville, c’est important pour le public citadin. » D’ailleurs, d’après l’expérience des gérants, de moins en moins de visiteurs sont des grands débutants dans les escape games. Preuve s’il en est que c’est un choix de plus en plus courant.

Originalité et créativité

Mais dans ce marché de plus en plus présent et dans l’offre grandissante, comment fait-on pour être toujours original ? D’après Estelle et JC, il est très rare que deux salles se ressemblent vraiment. « Certaines enseignes proposent parfois des univers approchants. Pour notre dernière salle, Le Silence des Moaï, on avait très peur d’être sur le même thème qu’une autre salle qui se passait dans un temple antique, comme la nôtre. Mais les ressemblances s’arrêtaient là et on a été très rassurés en se rendant compte qu’elle proposait des énigmes et un déroulé différents. En fait, ce qui peut se ressembler, ce sont les mécanismes, mais ça, le spectateur ne le sait pas ! » . En  définitive, ce sont les inspirations, les envies qui rapprochent les salles entre elles.

Au départ de la création

Alors d’où part l’envie de plonger le joueur dans un autre monde ? « A l’origine d’une nouvelle salle, il y a un thème, une histoire qu’on a envie d’explorer. Avant toute chose, on vérifie que les autres enseignes autour de nous ne font pas la même chose. Ensuite, toute l’équipe se réunit, et on échange beaucoup. On vérifie que notre histoire est cohérente et claire même en dehors de notre tête. On parle des énigmes qu’on aimerait y caser, et on voit ce qui est faisable. L’idée, c’est de trouver une room qui parle au plus grand nombre et qui corresponde à notre ligne. Notre spécialité, c’est les escape games Aventure, comme d’autres font de l’horreur. » Pour ce qui est de la construction, plusieurs chemins sont alors possibles. « Pour nos deux premières salles, on a fait appel à un constructeur. Mais on peut aussi faire la création de bout en bout. Quoiqu’il arrive, il faut avoir un cahier de conception très précis pour que cela aille le plus vite possible. Car créer une nouvelle salle, ce sont des temps de fabrication qui forcent à fermer une salle pendant quelques temps, et on peut vite mettre en danger son entreprise ! Pour terminer, on fait des beta tests. Pendant ces tests, on met les joueurs face aux énigmes. On voit s’ils sont à l’aise dans la salle, s’ils ont les bonnes réactions, et on la fait évoluer légèrement au besoin. Mais évidemment, une fois qu’elle est construite, tout ne peut pas être modifié. »  

La suite du jeu d’évasion

Avec des jeunes patrons (leur enseigne a ouvert en 2017), on a forcément envie de parler de la suite. Car vu l’essor que prend l’industrie de l’escape game et l’imagination nécessaire pour innover, le champ des possibles est vaste. « On se base sur l’expérience de pays où les escape games existent depuis près de 20 ans pour imaginer ce qui va se passer ensuite chez nous. A priori, on tend vers de plus en plus d’immersion, et vers moins de réflexion pure. Ce que recherchent davantage les joueurs aujourd’hui, c’est d’entrer dans un univers, de s’y plonger vraiment. Et que ce soit plus physique, aussi. » Ce désir d’immersion peut passer par le rôle du game-master. Le game-master, c’est celui qui va mener le jeu. Guider les participants au départ, et pourquoi pas leur donner des indices quand ils butent sur un obstacle. Certaines enseignes vont faire le choix de pousser le jeu de rôle au maximum, quand d’autres ne fonctionnent qu’à l’écrit. Dans tous les cas, la préparation du game-master se doit de plus en plus d’être parfaite, comme sa capacité à improviser. « On peut imaginer la suite, mais on ne peut pas être sûrs de ce que ça va donner. La Réalité Virtuelle par exemple, ne décolle pas vraiment en France, alors qu’elle fonctionne très bien dans d’autres pays. Mais il y a encore pas mal de choses à faire et à imaginer dans le milieu des escape games… »

Il ne vous reste donc plus qu’à tenter de craquer les codes des différentes salles de L’Imaginarium, pour être prêts à toutes leurs prochaines innovations…

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