Philippe Decouflé, chorégraphe connu et reconnu dans le monde comme passionné de danse et s’illustrant dans la danse contemporaine.

Quelques aspects de son parcours

Philippe Decouflé est né à Paris en 1961. Il a une formation de danseur contemporain, de mime, de cirque et fonde sa compagnie Vague Café connue sous l’appellation DCA en 1983. En 1995, la compagnie trouve refuge dans une usine s’appelant la Chaufferie.

Il crée Codex qui met en avant sa vision décalée, Triton avec des costumes défiant l’imagination, vient ensuite Petites Pièces montées et Decodex. Puis la mise en scène de Shazam!, succès énorme dans le monde entier qui aboutit à une sortie en DVD. De retour avec Triton et les Petites Tritures, Cyrk 13 (cirque), puis un solo exécuté par lui. Pour les danseurs du Ballet de l’Opéra national de Lyon, il sort Tricodex qui part en tournée internationale. On trouve par la suite Sombrero, Cœurs croisés et enfin Octopus.

Il s’intéresse au cinéma avec par exemple, Caramba. Il se penche vers le court-métrage avec Le P’tit Bal qui lui amène un prix aux IMZ Opéra de Lyon et une mention spéciale au Festival du film court de Villeurbanne en 1994. Retour dans le cinéma avec Abracadabra et avec Kaleïdoskop qui est un retour sur son parcours.

En 1989, il compose la danse des sabots pour le bicentenaire de la Révolution française et en 1992, les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO d’Albertville lui reviennent.
Il chorégraphie la comédie musicale Dora, le chat qui a vécu un million de fois (1996), puis organise l’ouverture du 50e anniversaire du Festival international de cinéma de Cannes et s’occupe de l’expression des enfants avec L’Art en parade au Centre Georges-Pompidou (1997).
En 2003, il conçoit Iris pour le 10e Festival international des arts de Kanagawa, une nouvelle version intitulée IIris sort après, ainsi que 2 Iris – film en deux parties.
En 2006, il réalise un défilé de costumes : L’Autre Défilé, et s’occupe de La Mêlée des mondes pour la Coupe du monde de rugby (2007).
En 2009, il met en scène Désirs, spectacle du Crazy Horse, et Iris pour le Cirque du Soleil en 2011.

Il s’attelle aussi à la publicité, notamment pour Polaroid, France Télécom et France 2.

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Panorama

Panorama est l’intitulé de son spectacle qui est passé la semaine dernière à la Maison de la Danse à Lyon. La prestation a été créée en 2012 et il en a fait une reprise pour 2014 avec sept danseurs.

Cette représentation est une illustration de son parcours, puisqu’elle raconte l’histoire de la compagnie DCA de Vague Café (1983) à Sombrero (2006). On y trouve donc des remaniements d’anciennes productions, mais également des œuvres de jeunesse. La combinaison de toutes ces scènes nostalgiques en fait un spectacle à part entière, à redécouvrir même si l’on a déjà vu les shows antérieurs.

Panorama se montre complet dans différents arts, particulièrement dans la musique, la danse, le théâtre, le comique et le cirque. Son imaginaire débordant est mis en valeur. J’ai surtout été interpellée par son mélange de chorégraphies et de théâtre. La combinaison des deux disciplines est orchestrée de façon à ne pouvoir différencier l’une de l’autre. Cette touche d’humour présente amène un caractère vivant sur scène à ses délires insolites.

Le cirque est présent avec un jeu burlesque entre deux danseurs suspendus à des élastiques et son Monsieur Loyal. Ce spectacle est aussi pour les yeux une découverte de costumes sortis tout droit de l’esprit fantaisiste et loufoque de Philippe Decouflé.

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Une avancée dans l’illusion est révélée avec des jeux d’ombres et des vidéos. On peut faire remarquer son ingéniosité technique avec la danse, notamment, les ombres chinoises. Les mains en jeu d’ombres suivent la chorégraphie de la danseuse qui est devant la silhouette. Autre ingéniosité associant la danse à la vidéo, le danseur se meut devant un écran et celui-ci retransmet en plusieurs fois sur des marches ses mouvements, le tout en perceptive avec au sommet un point de fuite. L’illusion d’optique est garantie avec un magnifique rendu esthétique.

La danse contemporaine est bien représentée avec une précision et une technique remarquables. Cette constatation m’est apparue lorsque j’ai vu ces deux danseuses, en blanc et en noir, l’une à côté de l’autre en miroir, où la sobriété de leurs justaucorps shorts met en avant leurs gestuelles. La troupe danse dans une coordination harmonieuse, surtout lorsque j’ai vu ces sept artistes costumés année 80 exécuter la chorégraphie en synchronisation.

http://www.cie-dca.com/

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