Cette semaine, la playlist de la rédaction devait s’appeler « Fête nationale ». Parce qu’hier, c’était le 14 juillet, et qu’un lendemain de fête, c’est heureux. En principe.

Aujourd’hui, le pays devait se réveiller avec un gueule de bois, mais pas celle-là. La bouche pâteuse, les yeux humides… les signes sont là, mais pas pour les bonne raisons. Alors que nous sommes une nouvelles fois foudroyés par la folie de notre espèce, il faut trouver, encore, l’énergie de se relever. Chacun de nous a le maigre pouvoir de serrer les dents, les poings, et de continuer à avancer.

La date n’a rien d’un hasard, bien sûr. C’est un symbole. Le symbole de notre force et de notre union. Alors ils leur fallait tenter de l’égratigner, sans doute. La tentative fait mal. Très mal. Mais le symbole ne s’est pas éteint. Nous sommes meurtris, mais lui en sort grandi.

Pour fêter le 14 juillet, nous avions choisi des chansons françaises. Nous ne fêterons pas ce 14 juillet-ci. Mais nous pouvons encore, à notre humble niveau, continuer de célébrer la Culture, tout ce qu’elle nous apporte, et tout ce qu’elle nous permet de surmonter. Parce que la Culture reste l’arme la plus efficace pour réunir les humains entre eux.

Pour écouter notre compilation, c’est par ici.

Juliette nous propose deux titres pour commencer :

L’eau à la bouche, de Gainsbourg : « Une des chansons très sensuelles de notre grand Serge. De quoi régaler les sens : il y a la poésie pour les oreilles, l’amour pour la peau, l’eau à la bouche… Et si vous aimez Gainsbourg sensuel vous pouvez tout de suite après aller écouter Sensuelle et sans suite ! » ; Et Sur l’eau de la rivière, du groupe Mes souliers sont rouges : « Mes souliers sont rouges, c’est un groupe breton que j’affectionne beaucoup, qui donne envie de chanter en choeur et qui fait de la belle chanson traditionnelle. Vous allez voir que vous allez très vite chantonner l’histoire de La poule à Colin… »

Yoann enchaîne avec Nos Mains, de Jean-Jacques Goldman : « Jean-Jacques Goldman étant sans doute un des meilleurs paroliers francophone, il se devait de figurer d’une manière ou d’une autre dans cette playlist. Ce titre n’est pas son plus connu, mais le texte profondément humaniste mérite d’être écouté. »

Iguanodon, de Thomas Fersen, vous connaissez ? C’est le choix d’Edmée pour cette semaine : « On aime ou on n’aime pas. Cette chanson m’a tellement marquée la première fois que je l’ai entendue que j’ai acheté 4 albums de Thomas Fersen d’un coup, je les ai écoutés en boucle, et converti toute ma famille à sa musique. Ce que j’adore, c’est qu’il a construit tout un univers bien à lui, et que chaque chanson est une histoire à part entière. Iguanodon est la plus mystérieuse, celle qui peut être comprise de plusieurs manières.

De l’amour, de l’amour, de l’amour

Manon reste dans le classique avec Charles Trenet, Revoir Paris : « J’ai choisi cette chanson tout simplement parce que j’adore Paris, c’est la ville de l’amour, de la poésie et du romantisme et cette musique de Charles Trenet arrive pleinement à décrire mes sentiments pour cette ville (lui même amoureux de Paris).

Jonathan se charge d’inclure un autre nom incontournable de la chanson française avec Les Passantes, de Francis Cabrel : « À la base, c’est un poème d’Antoine Pol devenu une chanson dont Georges Brassens a enlevé quelques vers afin de lui donner une plus grande universalité. Francis Cabrel se l’ait ensuite réappropriée et pour la transcender. Le résultat est une des plus belles et profondes chansons romantiques que je connaisse. »

Claire-Maha propose quant à elle La déclaration, du groupe Debout sur le Zinc : « Un groupe que j’aime particulièrement. Quelle que soit ton humeur il y a forcément une chanson pour parler à ton cœur ! »

Un peu de République avant le triptyque présidentiel

Pour Louise Aurat, ce sera Résidents de la République, du grand Alain Bashung. « Mon père avait l’habitude d’écouter Bashung dans la voiture quand j’étais petite, et je détestais. Jusqu’à cette chanson. Le texte est simple, triste mais d’une vérité déconcertante. Je l’aime beaucoup. »

David termine cette compilation avec, non pas une, non pas deux, mais trois chansons (parce qu’il a le droit, lui) :

Lily, de Pierre Perret : « Parce que ce mec est une légende vivante et que l’on en parle pas assez ! » ; Dites-le avec des flingues, de Benjamin Paulin : « N’est pas crowner qui veut ! » ; Et enfin, Ne me quitte pas, De Jacques Brel : « Pour le phrasé, le texte, et le style. »

Promis, on se quitte pas… À la semaine prochaine, pour une playlist, on l’espère, un peu plus joyeuse.

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