« Tout seul, c’est bien. À deux, c’est mieux ! » Le proverbe s’applique en musique comme à beaucoup d’autres domaines. Rencontres mémorables et morceaux d’anthologie sont souvent au rendez-vous dans ces duos qu’on adore. Sélection aux petits oignons des duos préférés de l’Arlyoteam. Double, la portion d’oignons.

En fin de compte, un duo musical, c’est un peu comme les soldes : « Deux pour le prix d’un ! » Une super promotion. Et comme avec le soldes, on est parfois sacrément déçus. L’affiche était belle mais ne tient pas ses promesses. C’est souvent le cas quand les duos sont formatés par un accord entre maisons de disques. Deux artistes bankables ? Si possible d’un âge proche pour jouer sur une tension sexuelle ? Allez hop, emballé, c’est pesé, livré en extraits dans vos publicités télévisées et abreuvé en trop grande quantité sur les ondes.

Si vous appréciez le morceau, il y a de grandes chances que le procédé vous en dégoûte. Au contraire, si vous le détestiez d’emblée, il y a un faible pourcentage de chance pour que sa mélodie finisse par vous rentrer de force dans la tête. Et n’en sorte plus jamais. De la vie. (♫ Libérééée, délivréééée ♫ – pardon).

Heureusement, certains artistes ont aussi l’intelligence de décrocher leur téléphone pour proposer de véritables collaborations. Deux voix ou deux univers qui se rencontrent, et c’est parfois la naissance d’un duo de légende.

La playlist est disponible sur notre chaîne Youtube, ou à la fin de l’article !

À la une, à la deux…

Juliette commence avec un classique indiscutable des deux Québécois les plus français du monde. Sous le vent, de Garou et Céline Dion : « S’il existe une compile spéciale « duos », il y a forcément Sous le vent dedans. C’est un peu le duo qui ressort de derrière les fagots chaque été et que tu brailles en fin de soirée un peu saoul avec tes potos. Moi, je fais toujours Garou. Je n’ai toujours pas vraiment compris le sens profond de cette chanson, mais je la trouve belle. Niaise, mais belle. Et Garou est trop mignon dans le clip. »

Yoann change de ton et de genre avec Whole World is Watching (rien à voir avec Big Brother). Une collaboration signée Within Temptation et Dave Pirner : « Within Temptation a le don de toujours réussir ses duos. Parmi eux, on peut citer What have you done ou Utopia, une balade absolument magnifique. Whole World is Watching est extrait de leur dernier album, Hydra, lui-même riche en collaborations puisqu’il n’en compte pas moins de 4, dont l’une, And we run, qui forme un pont étonnant mais efficace entre rap et métal, ou encore l’incontournable Paradise avec l’ex-chanteuse de Nightwish, Tarja Turunen. »

Manon propose, elle, une collaboration électronique avec Cheese Naan, un duo entre La fine équipe et Fakear : « Lorsque le jeune Fakear rencontre La Fine Equipe, cela donne un morceau juste explosif. Nous n’aurons pas de mal à retrouver la sonorité et le style de Fakear ainsi que le côté électro qui les anime tous ! »

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras… ou pas

Autre duo absolument indémodable avec le choix de Siobann : À ma place, de Zazie et Axel Bauer : « Vestige des années 2000, dont les prod’ de télé-crochets musicaux sont friands, ce morceau n’a pourtant pas pris une seule ride et trône toujours, à mes yeux, parmi les plus beaux duos de la chanson française. »

Beaucoup plus récent, le titre Les filles d’aujourd’hui, de Vianney et Joyce Jonathan. Louise Prévost nous prévient : « À la première écoute, on la déteste. Puis, une deuxième fois, on écoute les paroles, et bizarrement on se sent un peu trop concernée. Les fois suivantes, on se surprendrait presque à la chantonner ! »

Pour Claire-Maha ce sera I own you, de Charlie Winston et Wax Tailor : « Le swing de Charlie Winston et les beats de Wax Tailor, explosif ! »

Louise Aurat enchaine avec Dilemna, une collaboration entre Nelly et Kelly Rowland : « Classique R’n’B des années 2000, resté à l’époque n°1 pendant dix semaines aux États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Irlande… »

Hanna, in extremis, clôt la liste avec l’un des duos les plus improbables qui soit : Aznavour et Kerry James, pour À l’ombre du show Business : « Un beau portrait de l’artiste engagé dans le monde et désengagé des mondanités, servi par deux paroliers hors pairs. Un pont entre 2 générations, 2 univers qu’on oppose souvent, entre 2 époques qui, finalement, partagent encore les mêmes enjeux. »

Duo bonus

Allez, juste pour vous, un dernier petit plaisir tiré de la série Glee. Sans doute le meilleur duo de la série entre Matthew Morrison et le guest Neil Patrick Harris sur Dream On, de Aerosmith. Ça ne se refuse pas.