Playlist #29 – Animaux

par Arlyo Team
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Animaux

Toute l’ArlyoTeam s’est mise au défi, cette semaine, de partager avec vous ses chansons préférées ayant de près ou de loin un rapport avec les animaux. Lourde tâche, me direz-vous, et je vous dirai sobrement : oui. Partie intégrante de notre écosystème Nous n’avons malheureusement pas de spécialiste de la sphère animale dans notre équipe, mais nous tâcherons de faire au mieux.

Saviez-vous, par exemple, qu’on a cru pendant de nombreuses années que les protozoaires étaient des animaux unicellulaires ? Non ? C’est notre raison d’être. Mais globalement, on n’a pas eu besoin d’un cours de biologie pour établir cette playlist. Pourquoi, me demanderez-vous ? Eh bien, tout simplement, mais vous le savez, parce que tout le monde connaît les animaux. Non contents d’être entourés par des animaux familiers, d’être plus ou moins au fait des questions écologiques, notre culture artistique regorge de représentations animales.

On pourrait remonter jusqu’à la mythologie grecque, dans laquelle ils ont la part belle, ne serait-ce que par les diverses métamorphoses de Zeus (la charmante Pasiphaé pourrait nous en dire deux mots, n’est-ce pas … ?). Cette mythologie est reprise chez les latins, notamment par Ovide et ses Métamorphoses. La culture médiévale est aussi imprégnée des animaux, qui s’illustrent notamment dans la tradition des bestiaires, absolument passionnants, mêlant aussi bien animaux réels et fantasmés.

La capacité de l’homme à l’anthropomorphisation d’à peu près tout a aussi joué. Les Fables de La Fontaine, que nous avons tous rencontré à un moment ou à un autre le montre bien. Cette tendance s’illustre plus récemment dans La Ferme des animaux de G. Orwell, ou dans les Mémoires de porc-épic d’A. Mabanckou.

Toutes ces choses sont bien connues, pourtant le registre musical s’empare un peu différemment des animaux, et c’est ce que nous vous proposons de découvrir cette semaine. Ecoutez notre playlist sur notre chaîne Youtube ou directement à la fin de l’article ! //

De l’importance du titre

Lucie commence cette odyssée musicale des animaux avec un morceau d’Odezenne intitulé Chimpanzé. Elle nous confie volontiers : « Je ne vois pas du tout le rapport avec un chimpanzé dans tout le morceau, mais ça s’appelle Chimpanzé alors c’est parti. » En effet, le rapport tissé est particulier, mais on apprécie la découverte !

Edmée nous surprend encore une fois avec La Ferme des Fatals Picards. Comme on ne savait pas trop où le placer, on le glisse humblement ici … Malgré l’effort et le travail des rimes internes qui ne peut manquer de nous frapper d’un bout à l’autre du morceau, on a choisi de ne pas souligner le texte dans sa globalité : tout est dans le titre. Au milieu d’un programme plus qu’ambitieux, on vous laisse vous détendre avec cette mélodie (qui reste, attention, facilement dans la tête).

En nous proposant Lions de Patrice, Juliette nous communique implicitement une inspiration dont nous pouvons tous profiter, musicalement au premier titre : « Patrice fait partie de ces rares chanteurs qui m’accompagnent depuis un moment. Il m’apporte douceur et courage, comme les lions. » Avec une telle présentation, on se laisse volontiers séduire par le choix de notre rédactrice.

Louise P. choisit elle aussi un morceau au titre sans détour, Animals du groupe Maroon 5, que chacun ou presque connaît. Mais si le titre est neutre, les paroles ne le sont pas, et Louise vous met en garde : « On évite de lire la traduction des paroles qui sont un peu glauques… et rendez-vous sur le dancefloor. » Vous êtes donc prévenus, pas de réclamation là-dessus, vous écouterez attentivement les paroles à vos risques et périls, ou bien suivant le conseil de notre chroniqueuse, vous vous contenterez de vous laisser emporter par la musique.

De l’importance des textes

Louise n’en a pourtant pas fini avec vous : autre découverte pour ceux qui ne connaissent pas (cela va sans dire mais on se permet de le dire), Broken Back et Halcyon Birds. Du made in France en anglais, dont on a certainement pas fini d’entendre parler : « Il est jeune, il est Breton, bref on l’adore. Suivez de près ce cher Jérôme qui est loin d’avoir dit son dernier mot sur la scène musicale mondiale. »

Il y en a d’autres qui ont choisi des morceaux qui parlent sans détour des animaux. C’est le cas de Laurie, qui met en avant le groupe mythique Muse et son Animals (ne vous méprenez pas, c’est bien le même titre que précédemment, mais une chanson toute différente ; le rédacteur ne s’est pas endormi) : « Cette power-balade aux allures orweliennes de Muse nous rappelle que l’Homme n’est pas si éloignés des autres mammifères … ». N’en déplaise à certains, il faut parfois remettre les choses au point.

« Planez quelques minutes avec le corbeau, la chouette et la colombe … » Telle est l’invitation que nous lance Yoann (vous le connaissez maintenant, rédacteur en chef adoré et adulé, qui sait toujours nous surprendre). Forts de ce commentaire simple, mais d’une inventivité éblouissante et esthétiquement troublante, on ne peut que se laisser bercer par le morceau de Nightwish, The Crow, The Owl and The Dove.

Alexia, quant à elle, en revient à l’importance de la fable musicale avec Snake Song de Townes Van Zandt : « Une petite balade western bien dépaysante qui raconte la dangereuse rencontre entre un homme et un serpent. » Laissez-vous donc tenter par l’histoire que nous propose l’artiste, mise en valeur par une musique qui vous accompagnera pendant une balade, un moment de pause matinal ou une soirée entre amis.

Siobann choisit de révéler quelques un de ses souvenirs diffus avec Aquarium de Camille Saint-Saëns : « Les notes cristallines de ce morceau me rappellent l’émerveillement avec lequel je pouvais passer de longs moments à regarder les scalaires se frayer un chemin entre les algues en plastique pour venir ensuite suivre mon doigt sur la paroi de verre. » Avec une présentation pleine de poésie comme celle-ci, on ne peut qu’être tenté d’aller écouter le morceau pour voir ce qu’il nous rappelle à nous aussi.

Enfin, Sarah vient confirmer l’importance des animaux dans nos cultures avec Tarantella d’Arpeggiata. Evidemment, pour ne pas nous laisser dans l’ignorance, elle nous explique les fondements de son choix : « On se lance dans un tout autre registre avec le baroque et la danse de la tarentelle qui permettait selon la légende de guérir le malade souffrant d’une morsure de tarentule. » Autre registre certes, mais que l’on prend plaisir à explorer avec sa précieuse introduction.

De l’importance du clip

Comme nous allons toujours plus loin à Arlyo, cette playlist comporte plusieurs morceaux qui méritent certes d’être écoutés, mais aussi d’être regardés. Et on commence avec un groupe fameux, Coldplay, qui nous offre selon Manon « une musique juste superbe et un clip à la hauteur de la renommée du groupe » avec Adventure Of A Lifetime. Sans aucun doute, la musique comme la vidéo nous invitent à nous déhancher comme jamais en ce début de mois de novembre.

On vous le disait plus tôt, les animaux sont partout. C’est bien là que les a dénichés Guillaume, dans le clip de Love is all par Roger Glover and Guest. On se laisse volontiers envahir par le plaisir d’entendre à nouveau ce classique, et de découvrir, si ce n’était déjà fait, les images qui l’accompagnent, comme le souligne notre chroniqueur : « ce clip animé empli d’animaux est aussi culte que sa chanson enthousiasmante. »

On aurait pu classer ce dernier titre n’importe où avant, mais peut-être est-il sympathique de finir par lui : L’Histoire de la Vie, tirée du film culte de Disney Le Roi Lion. C’est effectivement tout le règne animal qui y est célébré, et c’est ainsi que notre cher boss à tous justifie son choix : « Si, si ça compte pour la playlist animaux ^^. » On le lui accorde volontiers : qui se refuserait à entendre une énième fois cette chanson que l’on connaît par cœur ?

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