Prenez-en de la graine : festival Graines électroniques

par Nelly Pailleux
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Du 13 au 14 septembre 2019, au quai du bassin à Vernaison, aura lieu la première édition du festival de musique électronique écoresponsable, Graines électroniques. Il offrira à la fois du bon son et une vraie réflexion sur les enjeux écologiques de demain.

En matière de musique électronique, pléthore de festivals existent en France, et notamment dans la région lyonnaise. Mais pour ce nouveau venu sur la scène musicale, l’idée est aussi de réfléchir au futur entre deux scènes.

Le festival Graines électroniques propose donc deux scènes ; trente artistes ; cinquante heures de concerts ; six heures de conférence ; plus d’une dizaine d’ateliers d’associations sur les thématiques de l’environnement ; et trois ateliers découverte sur la musique, le DJing et la composition. Rien que ça ! Mais ici, il ne s’agit pas seulement d’Ecocup et de poubelles de tri : le festival engage une véritable démarche environnementale séduisante.

Et en plus c’est joli

L’environnement au cœur du festival

Hors de question d’être moralisateur ! Mais le festival engage un processus intéressant avec un objectif : atteindre un impact carbone de zéro. Nichts. Nada. Nothing. Et la démarche est vérifiée de A à Z.

Le local

Le festival est accessible en transports en commun depuis Lyon, et il est demandé aux artistes d’emprunter ces voies-ci pour se rendre sur le lieu de fête. L’approvisionnement en nourriture et en boissons proviendra de fournisseurs locaux.

Le zéro déchet

Là encore, pas question de vendre des sandwiches dans des sacs plastique. Toute la vaisselle employée sera réutilisable ou compostable. On retrouve également les immanquables de tout festival un peu sensé, à savoir des poubelles de tri, des bacs de compost, des toilettes sèches, etc. Petits plus : la monnaie locale (tokens) en bambou faite main ; et les bracelets des festivaliers faits main aussi, avec des matériaux de récupération ou écologiques, comme pour la scénographie et les éléments de décor.

Liberté, égalité, venez danser

prog

Du côté de la programmation, si peu de noms évoquent quelque chose, c’est que Graines électroniques (comme Arlyo) a vocation à révéler des talents moins connus, dans une démarche égalitaire. On retrouve quand même Smilly, originaire de Lyon, aux basses graves surmontées d’une mélodie envoûtante ; Saku Sahara, en résidence à La Maison Mère, au genre musical bien indescriptible mais pour sûr de qualité ; le duo AAMIRAL, aux sonorités planantes et dansantes ; ou encore Matrakk qui, après dix ans de batterie, a bien intégré le monde de la techno et ses basses industrielles. En plus, la programmation compte 30 % de femmes (soit deux fois plus que la moyenne nationale en 2018) et la plupart des artistes sont locaux. Mais que diable cracheront les enceintes ? De l’électro-pop, du dub, de la techno, de la house, de la psytrance, du grime…

De l’autre côté du mur du son

En journée, une véritable faune d’activités se mettront en place pour récupérer/se détendre/réfléchir et comprendre : yoga, atelier sur l’alimentation, plantation d’herbes aromatiques, balade sonore pour ceux qui auront encore les oreilles qui sifflent, promenades sensorielles pour ceux qui voudront reposer leur ouïe…

Des ateliers de sensibilisation à des modes d’existence plus écoresponsables seront également organisés : fabrication d’objets à partir de déchets, boycott et consommation éthique, la vie en camion.

Avec un tarif max à trente euros pour les deux jours, Graines électroniques signe un carton plein en ce qui concerne l’éthique, la programmation. Une bouffée d’air pur à venir tester donc, du 13 au 14 septembre, avant de se replonger dans la rentrée.

 

 

 

 

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