Lors de la 16e biennale de Lyon, je me suis rendu à la place des Terreaux pour un cours de danse en plein air. La compagnie Bina-N’goua et ses musiciens y faisaient le show.

Danseurs amateurs-cours extérieur de la Cie Bina-N'goua

Danseurs amateurs-cours extérieur de la Cie Bina-N’goua

Le cours en extérieur commence par une démonstration de la compagnie avec trois danseurs et trois musiciens. Il nous présente des enchaînements issus de la danse traditionnelle de la République Démocratique du Congo. Puis le cours commence et les gens se mettent en mouvement doucement. Yvon Serge Bissadissi décompose les mouvements et les danseurs amateurs que nous sommes s’essayent avec la musique. L’enchaînement se compose particulièrement de déplacement latéral et en arrière, de petit saut, de demi-rotation, d’ondulation du buste et des épaules. Il nous initie aussi à la musique en nous fessant repérer des phrases musicales. Il nous a montrés deux danses congolaises le kwasa kwasa et une danse qui se fait lors des mariages. Le principe du Kwasa Kwasa est de bouger les hanches d’avant en arrière avec les mains qui suivent le mouvement. Elle a été crée par Pepe Kalle et était beaucoup dansée à la fin des années 80. L’ambiance est conviviale avec une trentaine de danseurs amateurs réunis place des terreaux pour ce cours de danse à ciel ouvert.

 

Yvon Serge Bissadissi-photo Emma Arbogast

Yvon Serge Bissadissi-photo Emma Arbogast

Yvon Serge Bissadissi a commencé la danse à Brazzaville. Il était, au départ, acrobate, comédien et danseur de rue avant de se plonger totalement dans la danse. Il s’est formée avec la compagnie Salia ni Seydou d’Irène Tassembedo et au Centre Germaine Acongny. Il se perfectionne en danses congolaises là-bas et est rapidement attiré par le contemporain. Il va donc associer ces deux danses dans ses compositions. Il explore le contemporain dans l’art de la chorégraphie Africaine sans oublier les bases traditionnelles telles que le travail de l’expression, l’utilisation des reins et l’alternance de dos creux/rond. Il arrive en France précisément à Lyon pour s’inspirer de la culture française et partager ses connaissances. Cela fait maintenant plus de dix ans qu’il fait partager sa passion au Français. Il est maintenant un professeur lyonnais connu en danses traditionnelles d’Afrique centrale et en danses afro-contemporaine.

La compagnie Bina-N’goua créée par Yvon Serge Bissadissi en 1998 avec l’aide de Lionel Adnot, directeur du Centre Culturel Français de Pointe Noire. Il a pour but de faire découvrir la danse africaine par sa créativité et son originalité tout en mélangeant toutes les danses. La compagnie a une volonté de faire des actions socio-culturelles.
Il créé en 2000 « Lukulamu » signifiant délivrance, puis un solo en 2001 « Le corps en fête ».
En parallèle, il apporte sa contribution aux créations de différents théâtre tels que le Théâtre de l’imaginaire, le Théâtre Bivelas et le Théâtre CLAA de la Cie Punta Negra. Il a fait parti de la compagnie Traction Avant en 2007 de Vénissieux d’où sortira « Vitae(s) ». Il est un trait d’union entre la France et l’Afrique pour la biennale de la danse de 2008 puisque qu’il contribue avec le Théâtre du mouvement à la création de « Sables aux pavés » en rapport avec l’Ecole des sables au Sénégal de Germaine Acogny.
La troupe a reçu le prix « Tchikounda » de la meilleure danse contemporaine du Congo avec « Ndôlo » en 2001. En 2005, elle est en résidence au CCO de Villeurbanne pour le remaniement du spectacle « Vutuka » déjà réalisé au Congo qu’il modifie en solo. La compagnie se base sur Lyon avec l’aide de l’association Afro Mundo. Elle développe la musique traditionnelle grâce à la rencontre avec Aymeric Krol. Elle crée et enseigne la danse aux amateurs. Elle propose aussi des cours de découvertes artistiques dès 2006. En 2009, la création « La Minute » voit le jour. Une première version du spectacle « Kili Kili / troubles » est proposée en 2013 et la deuxième version de « Kili Kili / troubles du langage » va arriver en 2015.

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