Roman Polanski fait partie des monuments du 7éme art, tant bien à l’international qu’ici. Raflant les césars, les palmes et les oscars, c’est à son génie que l’Institut Lumière décide de dédier une rétrospective du 13 avril au 1er juin.

Roman Polanski est né en 1933 à Paris, à la fois cinéaste du monde, acteur, metteur en scène de théâtre ou opéra, il n’a cessé de construire au long de sa vie un éventail de chef-d’œuvres de tout genre et de tout style. Devant faire face à des faux pas qui ont parfois caché son talent, on ne peut tout de même pas nier sa capacité à nous impressionner à travers des films tels que La Vénus à la Fourrure qui est ovationné aux Césars 2014.

En 2002, pour la première fois de toute l’histoire des césars, un acteur étranger qui joue dans un film étranger reçoit le césar du meilleur acteur, ce n’est autre que le brillant Adrien Brody dans Le Pianiste : Polanski était arrivé à faire ressortir chez lui ce qu’il avait de meilleur et il incarna à la perfection Władysław Szpilman, jeune pianiste juif vivant en Pologne au milieu de la seconde guerre mondiale. À travers ce film, il nous plonge dans l’enfer du ghetto de Varsovie. Nous ne pouvons que nous agenouiller devant le réalisateur de cette œuvre lorsque nous savons que lui même a vécu dans le ghetto de Varsovie et que sa famille a été victime de la déportation.

Brody et Polanski dans le pianiste

 

Il connaitra aussi un immense succès avec Chinatown, Tess dédié à sa défunte épouse ainsi que Rosemary’s Baby. Nous pourrons tous les revoir à l’Institut Lumière, commentés notamment par Fabrice Calzettoni. Nous retrouverons aussi Alexandre Tylski, probablement le spécialiste incontournable de Polanski en France et ailleurs, pour une conférence sur le cinéaste.

Son remarquable palmarès en fait un touche-à-tout de génie qui mêle, avec aisance, la fonction de producteur, de scénariste, d’acteur, d’auteur et d’écrivain.
Le choix des thèmes de ses films est en rapport étroit avec une certaine forme de violence qui fait partie de sa vie, cependant son humour noir et son côté extravagant atténuent l’angoisse de son univers fantastique. Volontiers inquiétant, un brin maléfique, il emmène le spectateur dans un monde d’exagération ou parfois de folie et distille savamment les pires travers de l’âme humaine.
Le cinéma doit infiniment à cet homme exceptionnel, minutieux, jamais satisfait, mais inimitable.

Ici le site de l’Institut Lumière pour l’achat des billets.

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