Six Bullets, la série théâtrale badass

by Arlyo Team
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J’ai rencontré une partie de l’équipe de Six Bullets : Léo Barrat et Victor Gautreau, auteurs-metteurs en scène, accompagnés de Mathieu Bougro, comédien, et Pauline Godeau, chargée de communication. Tous les quatre ont œuvré à me dresser un portrait non exhaustif de ce projet ambitieux, rafraîchissant et enthousiasmant. Attention, le premier épisode, c’est jeudi !

L’oeuvre à trois têtes

Léo Barrat, Ariel Ezra et Victor Gautreau sont les trois auteurs et metteurs en scène de Six Bullets. Comment ça peut marcher à trois cette chose-là, leur ai-je demandé. Et ils m’ont répondu tout naturellement que leur complémentarité avait fait le travail. Dans l’écriture comme dans la mise en scène, chacun a sa place, et n’empiète pas sur les plate-bandes des autres. Une complémentarité harmonieuse que me confirment Pauline et Mathieu.

Ainsi Léo serait plus branché direction d’acteurs, lumière et régie plateau, tandis que Victor porte un regard plus visuel sur la mise en scène. Il gère la direction des musiciens, de l’animation audiovisuelle et prend en charge la régie générale. Enfin, Ariel semble apporter un regard plus intellectuel et précis sur la création d’ensemble, c’est lui qui a « la culture générale de fou malade ». Ces trois-là marchent donc main dans la main et ont l’air de porter joyeusement toute leur équipe, qui les suit avec entrain.

De fait, malgré cette direction à trois têtes, la création semble très participative. Le spectacle étant lors de sa création originale semi-improvisé, les comédiens ont pour beaucoup une liberté et une spontanéité dans leur participation. Cela permet aussi au texte d’évoluer, de ne pas être figé, et c’est certainement comme cela qu’on arrive à créer des pièces vivantes.

La fine équipe

Six Bullets ce ne sont pas seulement trois auteurs-metteurs en scène, non. C’est une équipe énorme. En effet, entre les comédiens, les techniciens, les musiciens, les créateurs audiovisuels, les responsables décors et costumes… c’est un spectacle qui brasse pas mal de monde. Dans cette pluridisciplinarité riche se cache encore une seconde richesse : la diversité des profils. Six Bullets réunit des gens d’horizons très différents, une belle occasion d’apprendre et de donner aux autres.

Il y a les professionnels, les semi-professionnels, les amateurs, ceux qui ont déjà participé à la création l’an dernier et ceux qui découvrent. Certains sortent de formations professionnelles, d’autres se sont formés sur le tas au gré des projets. Et puis il y a une jolie tranche d’âge qui s’étend environ de 20 à 40 ans ! Tous ont donc des expériences très variées du spectacle vivant : un sacré melting-pot qui augure des mélanges savoureux.

Trois associations réunissent cette foule. Le C.L.A.P, Collectif Lyonnais d’Artistes Polyvalents, est une asso d’artistes amateurs volontaires de s’adonner à des projets. Pour Six Bullets ils amènent notamment un fond de comédiens. Mais il ne faut pas négliger la vague de recrutement pour cette nouvelle version, qui a rassemblé un certain nombre de comédiens issus de la Scène sur Saône, d’Arts en Scène, ou encore de l’Acting Studio. D’boîtes Production est en quelque sorte la suite professionnelle du C.L.A.P, en charge plutôt de l’aspect diffusion et production. Enfin, Les Lumières Éphémères fournissent un gros travail sur la technique, essentiellement en son et lumière. Bref, vous l’aurez compris, le projet est ambitieux. Et a raison de l’être !

Six Bullets photo Anna Le Thoer

Crédits photo Anna Le Thoer

Foisonnante matière théâtrale

Six Bullets c’est donc une plongée dans le 19è siècle. C’est même selon Léo Barrat, « un vrai voyage dans le temps ». En effet, les spectateurs vont être complètement immergés dans l’époque, visuellement et musicalement. D’ailleurs, je vous ai dit que la musique est jouée en live ? Bref, Six Bullets se passe à Truman, Nebraska, à la folle époque de la construction du chemin de fer qui doit unifier les Etats-Unis. Pour reprendre les mots de Victor Gautreau, cette époque, c’est « la mort du Far West ». Et cette période regorge d’événements qui sont de la matière théâtrale pure.

La multitude et l’entremêlement des péripéties historiques sont incroyables, presque « trop pour être vrais », dit Victor. Entre la traite des noirs, la déportation des Indiens, les machinations du gouvernement, mais aussi (et l’on connaît moins ce pan de l’Histoire), le massacre des populations locales qui s’opposaient à la construction du chemin de fer, la pièce ne manquera pas d’agitation. Ce bouleversement massif pour le petit peuple face aux grosses têtes pensantes, c’est ce qui a le plus intéressé les auteurs de Six Bullets. Ainsi, ils se sont penchés sur les terribles événements de l’époque pour inventer un western à leur sauce.

Du théâtre « blockbuster »

Le pari de Six Bullets, c’est d’adapter au théâtre le format série et l’univers western cinématographique. Pourquoi ? Pour donner à cette création un élan de jeunesse et de nouveauté, un peu de fraîcheur dans la forme ! Nous avions d’ailleurs déjà parlé de cette forme particulière de théâtre, et le CLAP n’y était pas étranger. S’inspirer du 7ème art, qui est actuellement, ne nous voilons pas la face, l’art le plus populaire, semble une très bonne idée. Surtout quand on veut faire du théâtre grand public. En tout cas, lors de sa première création l’an dernier, la recette a très bien pris puisque chaque épisode a affiché complet. On dit même que les gens reviennent pour connaître la suite…

Les gars de D’boîtes Production et du Clap, qui portent le projet, ne font pas du théâtre pour des gens de théâtre. Tu peux avoir 15 ou 45 ans, aller tous les jours aux Célestins ou jamais, avoir une culture littéraire folle ou plutôt ta propre culture bien à toi, peu importe. Tu risques fort de trouver ton bonheur dans Six Bullets.

Six Bullets photo Mathilde Beaugé

Crédits photo Mathilde Beaugé

Façon western

Le pitch ? Dans l’Amérique post-guerre de Sécession, dans le tumulte des événements provoqués par la construction du grand chemin de fer, on suit Jeff Koback dans sa quête de justice. Cette femme shérif incarne LE personnage féminin badass, qui change du bon vieux cowboy viril. Un peu à la façon de Furiosa (Charlize Theron) dans Mad Max – ça c’est moi qui le dit, pas eux –, Jeff Koback est « la reine des dur(e)s ».

En reprenant toutes les lois des films et séries qui les ont inspiré (Fargo, les Frères Cohen, Tarantino, entre autres !), Six Bullets promet d’être un spectacle très rythmique, haut en couleurs, très visuel, musical, qui sait doser le cliffhanger pour qu’à la fin du premier épisode tu n’aies qu’une envie… aller voir le deuxième le mois suivant. Nota bene : si tu ne peux pas aller voir le premier, pas d’inquiétude ! La gazette du village, distribuée à chaque spectacle, t’offriras un parfait récapitulatif de ce que tu as manqué.

Où et quand

En conclusion, précipitez-vous sur cette série ! Toutes les infos pour aller la voir sont là, et pour réserver, CLIQUE ICI !
Episode #1 Jeudi 02 mars – 20h
#2 Mercredi 12 Avril – 20h
#3 Mercredi 10 mai – 20h
#4 Mardi 20 juin – 20h
Au Centre Culturel et de la Vie Associative 234, Cours Émile Zola – Villeurbanne (Métro Flachet)

TARIFS 17€ – 15€ réduit* Pack complet pour les quatre épisodes : 55€ – 50€ réduit*
*tarif réduit : étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minimas sociaux
Le spectacle est tout public et dure 1H40 !

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1 comment

Victor 24/03/2017 - 16:46

Merci Juliette pour ce superbe article !

Tu es la bienvenue à l’épisode 2 qui aura lieu le 12 avril !
ça va être sanglant 🙂

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