Sorti le 29 avril ce documentaire aux allures de comédie suit l’évolution d’une équipe norvégienne féminine de volley-ball. Jusqu’ici cela peut sembler très commun, mais ce qui l’est moins c’est que les joueuses ont toutes entre 66 et 98 ans !

Comme le dit ce proverbe suédois « La jeunesse a une belle face et la vieillesse a une belle âme ». C’est ce que nous prouvent Goro, Lillemor, Birgit, Irma, Ulla, Eldbjorg, Gerd, Solveig, Mary et les autres en se donnant corps et âme dans le jeu. Les Optimistes est le nom de cette équipe constituées de 15 vieilles dames qui pratiquent, pour la plupart d’entre elles, le volley en amateur depuis plus de 20 ans.

La réalisatrice Gunhild Westhagen Magnor (la fille d’une des joueuses) pousse les portes du gymnase où elles s’entrainent ainsi que celles de leurs intérieurs personnels et livre un portrait édulcoré de cette singulière équipe. Le film commence sur une présentation de Goro la doyenne de ces dames (98 ans donc), tout en pieds, debout dans son intérieur boisé et propret. Au fil du documentaire, les autres joueuses se présentent de la même manière. Ces scènes intimistes sont entrecoupées par des moments beaucoup plus collectifs ou l’on assiste aux entraînements, à leurs repas ensemble etc… Jusqu’à ce qu’un élément perturbateur arrive : Les Optimistes aimeraient affronter une autre équipe.

Chacune part à la recherche de son côté puis la Ligue de Volley tranche et annonce que les grands-mères Optimistes norvégiennes affronteront les tout aussi vieux Cannoniers suédois. Bien au-delà des espérances des joueuses, le match est mixte et international ! S’en suit alors toute une série de péripéties ou les suédoises doivent chercher des sponsors, se faire fabriquer des maillots, réapprendre les authentiques règles du jeu (car 20 ans de pratique amateur entre copine ont un peu amoindri leur rigueur) et gérer l’espace sur un terrain aux normes. Pour cela elles font appel à un coach qui va les aider à s’améliorer.

Goro (au centre), après son premier point.

Goro (au centre), après son premier point.

Les Optimistes est un documentaire humain, chaleureux, on en ressort certes avec un peu plus d’amour envers l’humanité (et la Scandinavie) mais il est parfois un peu trop mis en scène. On aurait même tendance à oublier que c’est un documentaire et à se laisser aller à la comédie.

Ce sont des scènes touchantes ou drôles cependant on peut se demander si elles sont parfois authentiques et pas trop « jouées » par les protagonistes. On pense, entre autre à la scène ou Goro propose de décorer les maillots avec des petites fleurs en crochet. Certains passages restent néanmoins très touchant et d’une simplicité pure. Car bien que pleines de vie ces femmes sont à un âge où, leur santé n’est plus au beau fixe, où la mort et la solitude planent parfois au-dessus d’elle comme une ombre.

Ces moments-là, souvent filmés en gros plan sur leurs visages pendant qu’elles parlent, témoignent véritablement de leurs tourments intérieurs mais aussi physiques. Aussi, il n’y a jamais de narration, la parole est laissé libre aux joueuses qui racontent elles-mêmes leurs histoires et celle de leur club.

Pendant une heure et demi, on passe de plusieurs émotions, parfois l’empathie, parfois on partage leurs joies et leurs petits bonheur, parfois on est sceptique car on ne sait plus vraiment ou est l’authentique et où est le mis en scène. Mais dans l’ensemble, c’est un bon moment, Les Optimistes offre un témoignage mordant, drôle et parfois un peu gentillet de vieilles dames au fin fond de la Norvège qui s’éclatent simplement en jouant à un sport d’équipe. On en viendrait presque à envier leur vivacité d’esprit et de corps à des âges si avancés.

 

 

 

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