Sweet Indigo, quartet Blues à l’énergie contagieuse

par Homer Simpson
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Le vendredi 3 février à La Halte à Vaise, Sweet Indigo était aux cotés du Old Fish Jazzband pour vous présenter sa vision du swing et vous faire danser toute la soirée.

Sweet Indigo est un projet orienté autour du Blues et du Jazz et qui a déjà une bonne expérience de la scène. Vous avez pu les croiser notamment au Hot Club de Lyon, ou dans différents festivals Blues de Lyon et ses environs. Depuis janvier 2014, Sweet Indigo sillonne la région afin d’y propager le divin Swing.

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Pour ne citer que quelques noms, les grandes inspirations de Sweet Indigo sont, dans le désordre, Bessie Smith — surnommée « L’impératrice du blues » —, ainsi que des artistes plus tardifs mais fortement influencés par le blues : Sister Rosetta Tharpe, Son House, Lucky Millinder, Lil Green, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Ray Charles, Cab Calloway…

Ainsi le déjà expérimenté quartet nous fait (re)vivre avec brio les grands standards ainsi que les perles de la musique noire américaine des années 1920-1930 avec expressivité et caractère.

À côté des complaintes typiques du genre — tel le très beau « Saint James Infirmary » ou le chant prisonnier « No more my lord » —, le choix du répertoire porte aussi sur des blues et des swings parfois piquants, ironiques ou même grivois (« A guy what takes his times », « Gee Baby Ain’t I good to you »).

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Sweet Indigo est un projet composé d’Aurélie Rousselet, première voix du groupe ; Patrick Bafon, également chanteur, pianiste et clavietta, est aussi le percussionniste du projet. On le retrouve accompagnant parfois bien élégamment le chant d’un mélodica blues et savamment dosé. Claire Fleury, quant à elle, joue de la contrebasse et participe aux chœurs avec Daniel Marcelino, enfin, qui accompagne aussi Sweet Indigo de sa guitare acoustique teintée de jazz.

L’expression musicale du quartet se caractérise donc en premier lieu par l’association complémentaire de deux voix sublimes. Celle d’Aurélie Rousselet d’une part, dont la voix de velours suffit à nous emporter, et dont les vocalises sont dynamiques et maîtrisées, et la voix plus chaude de Patrick Bafon, qui apporte au mélange des harmonies jazzy et swing.

Vous pourrez notamment écouter « Weary Blues » sur le soundcloud du groupe, enregistré avec le guitariste Xavier Bozetto.

Autant dire que les artistes du groupe ont une conception plurielle de leur art et l’appréhendent en toute polyvalence.

Artiste pluridisciplinaire, Aurélie oriente son travail vers des formes scéniques corporellement engagées mêlant musique et poésie. Issue d’une formation universitaire franco-allemande puis d’une formation professionnalisante d’Art Dramatique, elle partage aujourd’hui son activité entre pratique artistique et enseignement.

Patrick Bafon est lui-même, en plus d’être pianiste, chanteur, accordéoniste, percussionniste, danseur de Lindy Hop et dirige en parallèle une formation de musique traditionnelle des Antilles françaises : Madiana.

Une rencontre « sur la musique »

D’ailleurs, tous deux passionnés par les rythmes de la Nouvelle Orléans, c’est d’abord sur la piste de danse qu’Aurélie Rousselet et Patrick Bafon font connaissance, avant de se rendre compte qu’ils sont également musiciens.

La contrebassiste, Claire Fleury, initialement attirée par le rock des années 70, s’initie ensuite au blues, puis au jazz, autour de différents projets. Depuis 2011 elle partage régulièrement la scène avec son ami Patrick Bafon dont elle apprécie le swing, notamment dans le projet L’Homme Descend du Swing et Sweet Indigo.

Daniel Marcelino découvre très jeune l’univers de l’improvisation et du blues. Il tombera amoureux de la musique de Django Reinhardt, le jazz manouche, et s’accomplira en tant que guitariste soliste avec de nombreux musiciens. C’est tout naturellement que Daniel va poursuivre sa voie vers l’univers du jazz, puisant ainsi dans de nouvelles influences.

La richesse des parcours des membres du quartet et leur passion commune pour le swing offre sur scène le spectacle d’une complicité évidente, et d’une énergie définitivement contagieuse. 

Si vous aussi, comme nous à la rédaction, brûlez d’être contaminé par cette énergie, les prochains rendez-vous apparaissent sur la page Facebook du groupe et vous pourrez notamment retrouver le quartet le 25 mars à la MPT pour le festival de swing « Swing Roar », à Grenoble pour le festival de blues « Fallin in Blues »…

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