Top 45 des films de 2016

par Jonathan Placide
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Hacksaw Ridge
Comme chaque année, Arlyo revient avec son top Cinéma des films qui ont marqué l’année 2016.

Cette année pourtant, ce n’est pas seulement au top de Jonathan Placide que nous avons affaire mais à quatre tops.

C’est pourquoi cet article comporte quatre pages, parmi lesquelles vous pouvez naviguer.

En page 1, vous découvrirez le top final regroupant tous les autres tops.

En page 2, vous pourrez voir le classement de Philippe Orlandini.

Page 3, celui de Jonathan Placide.

Page 4, celui de Guillaume Trenc-Torrès.

La rédaction d’ArlyoMag tient par ailleurs à vous rappeler que ces classements sont subjectifs et ne reflètent que les goûts des différents rédacteurs qui les ont faits.

Sur ce, bonne lecture !

Le classement final

45 Ave Cesar de Joel et Ethan Coen
44 – Le Livre de la Jungle de Jon Favreau
43 – Les 8 Salopards de Quentin Tarantino
42 – ex aequo : Anomalisa de Charlie Kaufmann & Deepwater Horizon de Peter Berg
40 – The Neon Demon de Nicolas Winding Refn
39 – Don’t Breathe de Fede Alvarez
38 – Man On High Heels de Jin Jang
37 – Gods Of Egypt d’Alex Proyas
36 – Krampus de Michael Dougherty
35 – Midnight Special de Jeff Nichols
34 – Trumbo de Jay Roach
33 – Manchester By The Sea de Kenneth Lonergan
32 – Ma Vie de Courgette de Claude Barras
31 – La Tortue Rouge de Michael Dudok de Wit
30 – Premier Contact de Denis Villeneuve
29 – Grimsby de Louis Leterrier
28 – ex aequo : 99 Homes de Ramin Bahrani & Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier
26 – Jodorowsky’s Dune de Frank Pavich
25 – Moi, Daniel Blake de Ken Loach
24 – Steve Jobs de Danny Boyle
23 – The Witch de Robert Eggers
22 – Your Name de Makoto Shinkai
21 – Sully de Clint Eastwood
20 – Café Society de Woody Allen
19 – La Légende de Baahubali de  S.S. Rajamouli
18 – Vaiana, la légende du bout du monde de Jon Muskers et Ron Clements
17 – Alliés de Robert Zemeckis
16 – The Revenant de Alejandro Gonzales Inarritu
15 – Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg
14 – Le Monde de Dory d’Andrew Stanton
13 – Carol de Todd Haynes
12 – The Strangers de Na Hong-Jin
11 – Le Garçon et la Bête de Mamoru Hosoda

10 – Conjuring 2 : Le cas Enfield de James Wan

the conjuring 2
Je n’ai jamais compris pourquoi James Wan était autant ignoré de la critique. Je  suis peut-être parmi les seuls, mais je pense pourtant qu’il s’agit d’un des plus grands réalisateurs ayant émergé dans les années 2000 (avec Park Chan-Wook, Bong Joon-Ho, Edgar Wright et J.A Bayona) et qu’il laissera une trace indéniable dans le cinéma d’horreur. Et ce n’est pas The Conjuring 2 qui me fera penser le contraire tant James Wan parvient à réinventer le genre par le biais de mouvements de caméra novateurs et une gestion du hors-champ hors-pair. Le film contient probablement quelques-unes des séquences d’épouvante les plus maîtrisées de ces 20 dernières années. Et pour ça, il mérite absolument d’être vu. Jonathan Placide

9 – Mademoiselle de Park Chan-Wook

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Libre adaptation du roman de Sarah Waters Au bout des doigtsThe Handmaiden est avant tout une œuvre fascinante, esthétique, érotique et ludique que nous livre Park Chan Wook.

Il est inutile de revenir sur la claque prise devant la fulgurance de sa mise en scène et la composition picturale de chacun de ses plans pour retenir un scénario à tiroirs, un casting féminin parfait et une bande-son absolument sublime. 

Philippe Orlandini 

Quatre ans après le controversé Stoker, Park Chan-Wook est de retour pour ce thriller érotico-historique de haute volée. Grâce à une mise en scène toujours aussi virtuose, le cinéaste parvient à nous manipuler de bout en bout avec sa perversité habituelle dans cette histoire d’amour saphique magnifique, envoûtante mais également terrifiante. Du pur génie ! Jonathan Placide

8 – Comancheria de David McKenzie

Comancheria

Si la mention « par le scénariste de Sicario » m’a fait clairement douter, le casting et la beauté des images m’ont indubitablement attiré. Polar étouffant sous la poussière et la rudesse des paysages texans, Hell or High Water ou Comancheria en français (titre jamais justifié dans le film), plus qu’une simple histoire de frères braqueurs poursuivis par un vieux shérif à la retraite (impeccable Jeff Bridges), c’est un un polar aux forts relents politiques servi par une mise en scène décoiffante de David Mackenzie. Retrouvant son complice de Finest hours, Chris Pine refait équipe avec un Ben Foster plus concerné que lorsqu’il joue les ordures au grand cœur. Le digne successeur de Heat des années 2010. Philippe Orlandini

Ce qui est fascinant avec les Américains, c’est leur manière de se servir de leur propre histoire pour réinventer les genres cinématographiques. Ici, David McKenzie, à qui l’on devait déjà l’excellent Les Poings Contre Les Murs, se sert de la crise économique comme point de départ à une histoire de braquages comme on n’en a jamais vue. Une histoire dure, servie par une réalisation proche de ces personnages. Un vrai polar à ne pas rater ! Jonathan Placide

7 – Elle de Paul Verhoeven

Elle

J’ai déjà tout dit sur ce film dans ma critique, que je vous laisse retrouver ici.

Reste un point qui a son importance : le meilleur film français de l’année est réalisé par un Hollandais. Et ça, c’est triste quand même. Jonathan Placide

J’ai eu très peur en découvrant Elle. Très, très peur. Au final, j’ai eu peur pour une bonne raison, le film est terrifiant dans ce qu’il raconte. Et puissamment intrigant dans la manière qu’a Verhoeven d’imploser un certain formalisme du cinéma français. Porté par une Isabelle Huppert impeccable dans un rôle très compliqué à appréhender, ce thriller distille son venin avec une emprise surprenante, nageant dans des eaux troubles avec une ironie et une fascination déconcertantes. Guillaume Trenc-Torès

6 – Sense8 Christmas Special de Lana Wachowski

Sense8
Pour Sense8, je pense que Jonathan aura à peu près tout dit ici sur la série des soeurs Wachowski et Michael Stracynski. Série certes moins hypée (comme on dit maintenant pour tout) que les mastodontes HBO, mais une œuvre sensitive (dont le spécial Noël est un argument un chouia exagéré au vu de la chronologie de l’épisode mais on va dire que c’est un hommage à Doctor Who). Sinon pour ceux qui veulent voir une mise en scène de taré à la télévision, jetez-vous sans crainte sur la série… Philippe Orlandini

Comme l’année dernière, j’ai un peu triché. Mais je ne pouvais pas ne pas mettre l’épisode de Sense8 dans ce top ! Car la série des Wachowski et de Straczynski est toujours l’une des rares à parler en langage cinématographique. Et pas avec n’importe lequel. Car même si cet épisode spécial peut sembler n’être qu’un simple best of de la saison qui a précédé, Lana Wachowski en profite pourtant pour sublimer des scènes jamais égalées. À elle seule, la scène de l’orgie qui figure dans cet épisode renvoie 95% des réalisateurs actuels sur les bancs de l’école. Magistral ! Jonathan Placide

5 – The Nice Guys de Shane Black

The Nice Guys
Deux thèmes en commun avec certains de ce top, un comeback d’un auteur sous-estimé après un film de commande dont le nom n’a aucune incidence sur le produit final (Iron Man 3 pour ne pas le nommer) et encore un buddy movie à la fois classique mais complètement novateur. Enquête tentaculaire dans les années 70 pour le duo dynamique Russell Crowe/Ryan Gosling, au service d’un film portant parfaitement la patte du Shane Black qu’on aime : coloré, rythmé, drôle, volontairement sexy, parfois violent mais indéniablement fun et jouissif. À (re)voir. Philippe Orlandini

Shane Black est de retour avec le meilleur scénario de l’année. Ici, il revisite et détourne à la fois les codes du buddy movie qu’il a lui-même inventés. Russel Crowe et Ryan Gosling sont excellents, les idées fusent à 100 à l’heure. Dommage que Black ne soit pas aussi bon réalisateur que scénariste, sinon on tenait à coup sûr le meilleur film de l’année. Jonathan Placide

4 – Zootopie de Byron Howard et Rich Moore

Zootopie
Toujours adepte du film d’animation mettant en scène des animaux depuis des années, Disney signe une œuvre colorée et dépaysante mais servie par un scénario digne des meilleurs buddy movies et à la portée politique très forte au vu du contexte. En bonus : le personnage de Flash le paresseux s’impose comme l’un des meilleurs persos récents de Disney. Philippe Orlandini

Clairement le meilleur Disney sorti cette année ! Totalement dynamique, drôle, prenant. Mise en scène d’une énergie maîtrisée, ne confondant jamais vitesse et précipitation, hystérie et folie. Zootopia est probablement le plus simple divertissement proposé en 2016, à connotation « gros budgets commerciaux ». Dans un sens non prétentieux du terme. Guillaume Trenc-Torres

3 – Dernier Train Pour Busan de Sang Ho-Yeon

Dernier Train Pour Busan
Pour Busan, lire iciPhilippe Orlandini

Le cinéma sud-coréen est encore à l’honneur avec le meilleur blockbuster de l’année. Rien de révolutionnaire ici, mais un film d’enragés rondement mené qui, et c’est rare pour le souligner, explore à fond son concept. Une réussite indéniable. Jonathan Placide

2 – Kubo et l’Armure Magique de Travis Knight

Kubo
Lire iciPhilippe Orlandini

Rares sont les premiers films à atteindre un tel niveau de maîtrise. Et pourtant, Kubo a tout du chef-d’œuvre. Déjà, il s’agit d’un tour de force technique car nous sommes probablement face à l’œuvre la plus complexe jamais réalisée via la technique du stop-motion. Ensuite, chose rare, il s’agit d’un film pour enfant jamais infantilisant, mais qui, surtout, propose dès le départ un postulat purement cinématographique dont il ne faillira point, à savoir qu’il demande d’être attentif à ce qu’il se passe visuellement dans le film. Le film s’ouvre en effet sur la phrase « Si vous devez cligner des yeux, faites-le maintenant ». Ode à l’imaginaire, film d’aventure et d’heroic fantasy bercé par la reprise du « When My Guitar Gently Weeps » des Beatles, Kubo est une claque ! Jonathan Placide

1 – Tu Ne Tueras Point de Mel Gibson

tu ne tueras point

Deux mots : Mel Gibson. Après une traversée du désert de 10 ans, le génial réalisateur de Braveheart, Apocalypto, L’Homme Sans Visage (qu’on oublie trop souvent) et La Passion du Christ revient avec une œuvre faite avec les tripes et le cœur, quitte à les faire gicler à l’écran dans une scène de bataille renvoyant au meilleur du Soldat Ryan pour parler d’un film superbement porté par le toujours très bon (sauf quand il joue Spider-man) Andrew Garfield ! Une claque, une des œuvres marquantes de 2016 et un retour en grâce pour Mad Mel ! Philippe Orlandini

Que dire que je n’ai pas déjà dit dans mon précédent article sur le film que vous pouvez trouvez ici ?

Rien, si ce n’est qu’il s’agit assurément pour moi du meilleur film de l’année. Peut-être même oserais-je dire qu’il s’agit tout simplement d’un des meilleurs films de guerre de l’Histoire. Mad Mel ne pouvait faire un retour plus fracassant sur le devant de la scène, et c’est tant mieux. Au-delà de cela, ce film me semble être important pour son message humaniste mais surtout pacifique. En ces temps troublés, il est même d’utilité publique. Jonathan Placide

De tous les films de ce top, c’est le meilleur de ceux qui m’ont posé problème. Il y a des défauts, que je dirais d’ordre de fond. Une naïveté parfois trop appuyée dans une première partie volontairement surannée qui prépare une seconde où les émotions viscérales ont rarement été atteintes sur un écran. Et c’est là qu’on s’aperçoit que les agacements ressentis de la première partie sont tout à fait cohérents. Le héros est conspué dans des conflits internes avant que sa nature soit libérée dans l’horreur impressionnante des conflits mondiaux. Passionnant ! Guillaume Trenc-Torres

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