Top 8 des adaptations de Sherlock Holmes

par Jonathan Placide
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Je ne vous ferai pas l’affront, en guise d’introduction, de vous présenter le personnage de Sherlock Holmes. Je vais, en revanche, me permettre de rappeler que ce classement est purement subjectif, et qu’il pourra, comme d’autres, être mis à jour, en fonction des sorties.

Je tiens aussi à signaler que les adaptations de Sherlock Holmes ne figurant pas dans ce top ne sont pas une omission. Si elles n’y figurent pas, c’est simplement parce que, selon moi, elles n’ont pas à y être (Les Sherlock Holmes de Guy Ritchie, la série Elementary…). Néanmoins, je tiens à signaler ne pas avoir eu l’occasion de jouer aux jeux vidéo sur le héros développés par Frogwares et sortis en 2004 et 2006.

8 – Sherlock Holmes
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En dernière place de ce top figure l’adaptation des aventures du héros par Hayao Miyazaki (Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro…), sous forme de série télévisée animée. Ici, Holmes est un renard tandis que Watson est un chien, et la série est… pas terrible du tout, à quelques rares exceptions près. Ce sont effectivement les épisodes réalisés par Miyazaki lui-même qui sortent du lot. Certains, comme l’aéropostale qui préfigure Porco Rosso ou Le Vent se Lève, sont même de véritables petits chefs d’œuvres.

7 – Élémentaire, mon cher… Lock Holmes

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Le fait de donner des titres français débiles à des films anglo-saxons ne date pas d’hier. La preuve avec Without a Clue, sorti en 1988, dont le titre français se passe de commentaire. Soyons d’accord, le film n’est pas si bon que ça, et la comédie tombe très souvent à plat. Pourtant, s’il fait partie de ce top, c’est avant tout grâce à deux idées géniales. La première est de confier les rôles de Sherlock Holmes et de Watson à Michael Caine et Ben Kingsley. Et la deuxième, c’est qu’ici Watson est un génie, tandis que Holmes est un acteur profondément idiot qui suit ses ordres, mais prend tous les éloges à sa place. Et rien que pour ça, le film vaut largement d’être vu.

6 – M. Holmes

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Dans ce film, qui ne sortira en France qu’en mai 2016, Bill Condon (Candyman 2) retrouve Ian McKellen qu’il avait déjà dirigé dans le chef d’œuvre Gods and Monsters. L’homme qui a déjà joué Gandalf et Magneto enfile donc le costume du détective de Baker Street, devenu vieux et devant mener son ultime combat : contre la maladie d’Alzheimer. McKellen est magistral, comme à son habitude, les images sont magnifiques, et le film, d’une profonde mélancolie, est une réussite, véritable chant du cygne pour l’un des plus grands héros littéraires.

5 – La vie privée de Sherlock Holmes

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En 1970, Billy Wilder (Sunset Boulevard, Certains l’aiment chaud…) décida d’adapter les aventures du célèbre détective. Là où le titre peut sembler comme une volonté de déconstruire le mythe, il en sera en réalité tout autrement. Car Wilder ne cherche absolument pas à être cynique vis-à-vis de l’œuvre de Conan Doyle, mais plutôt à retourner à ces origines. S’il montre Holmes, par exemple, prendre de la cocaïne, c’est plus pour rappeler que cet élément a été oublié des divers adaptations audiovisuelles, alors que cela était clairement décrit dans les romans. Le récit, est une pure invention du cinéaste, qui lui permet de raconter une histoire d’amour du détective privé et sa confrontation à un autre mythe, le monstre du Loch Ness. Magnifiquement réalisé, l’interprétation de Holmes par Robert Stephens aura du mal à convaincre, tandis que le scénario, fascinant dans sa première partie, sombre dans la confusion au fur et à mesure qu’il avance. Dommage… Mais le film reste très bon.

4 – Détective Conan

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Bien que le héros ne soit pas Sherlock Holmes, je ne pouvais réaliser ce top sans évoquer l’œuvre monumentale de Gosho Aoyama. Ce manga, qui fut également décliné en films d’animation ou encore en jeux vidéo, relate les aventures d’un détective lycéen du nom de Shinichi Kudo. Après avoir ingéré du poison, celui-ci se retrouve avec l’apparence d’un enfant de sept ans se faisant appeler Conan Edogawa. Bien évidemment, le prénom Conan est une référence à l’auteur de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, tandis que l’accoutrement du jeune détective est le même que celui du héros. La série comporte des centaines d’enquêtes dans le pur style des aventures du détective, et parfois même dans celui d’X-Files dont elle fut contemporaine pendant quelques années. Fidèle au personnage, inventive et entraînante, Détective Conan ne pouvait que figurer ici !

3 – Le Chien des Baskerville

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Il s’agit certainement (avec la série classée première) de l’œuvre la plus connue de ce top. Analysé et suranalysé au fil du temps, Le Chien Des Baskerville est un chef d’œuvre absolu, réalisé par Terence Fisher, le plus grand réalisateur de la Hammer, studio connu pour ses productions gothiques. Le film réunit un casting 4 étoiles avec Christopher Lee (The Wicker Man, Le Seigneur Des Anneaux…) dans le rôle de Sir Henry Baskerville, de nouveau face à Peter Cushing (qui incarnait déjà Van Helsing dans les Dracula avec Christopher Lee ou le docteur Frankenstein quand Lee incarnait la créature). L’apport de Fisher à l’œuvre est indéniable, puisqu’il la transforme en un pur film d’horreur gothique où le brouillard coloré, marque de fabrique de la Hammer fait passer certaines images pour des tableaux de maître. Ce qui était fort judicieux puisqu’il s’agit, en l’occurrence, de la première aventure de Sherlock Holmes à avoir été réalisée en couleur.

2 – Le Secret de la Pyramide

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Ce film de Barry Levinson relate les aventures de Sherlock Holmes et Watson alors qu’ils sont tous les deux enfants. S’il ne s’agit clairement pas d’une adaptation d’un écrit particulier de Sir Arthur Conan Doyle, il en respecte néanmoins tous les codes, et comme toutes les productions Spielberg des années 1980, il présente l’avantage d’être un film pour enfants qui n’est jamais infantilisant. Cette œuvre méconnu, et n’ayant malheureusement pas rencontré le succès au box-office, a néanmoins remporté l’oscar des effets spéciaux lors de sa sortie en 1985, et restera dans l’histoire pour être le premier film avec un personnage entièrement en image de synthèse que l’on doit à un petit département d’ILM, pas encore connu à l’époque : Pixar. Un chef d’œuvre à voir absolument.

1 – Sherlock

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Simplement l’adaptation parfaite. Celle sur laquelle il n’y a quasiment aucun reproche à faire. Benedict Cumberbatch semble être né pour incarner Holmes, tandis que Martin Freeman est également le meilleur Watson que l’on n’ait jamais vu. La transposition de l’histoire du 19ème siècle à nos jours permet de plus aux auteurs de tracer un parallèle avec Batman des plus évidents. Sherlock / Batman et son fidèle acolyte Watson / Robin, dont l’antre est tenue par une personne âgée Mrs Hudson / Alfred, combattent le crime en élucidant des enquêtes en parallèle de la police, symbolisée par le lieutenant Lestrade / commissaire Gordon. Le héros est amoureux de la seule femme qui ait presque autant de talent que lui, mais qui se trouve, malheureusement, de l’autre côté de la loi : Irene Adler / Catwoman. Son nemesis est son alter ego dont l’intelligence n’a d’égal que la folie : Moriarty / Joker. Et tout fan de Batman ne pourra justement que constater que les scénaristes n’ont rien laissé au hasard, vu le nombre de références visuelles au justicier de Gotham disséminées ça et là dans la série. La photo ci-dessous est une photo de la première version de l’épisode pilote. Elle n’a pas été incluse dedans afin que le parallèle ne devienne trop évident.
sbatman

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