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Lancée courant octobre, une toute nouvelle application nommée Studio +, service de streaming payant, co-fondée par Vivendi et Vivo, est disponible sur les services d’application (Play Store et App Store). Alternative aux autres groupes de streaming comme Netflix ou Amazon, Studio + est un service disponible uniquement sur mobiles et tablettes.

Parmi les séries qui seront disponibles dès le lancement figure la série Urban Jungle. En exclusivité, ArlyoMag vous offre la possibilité la regarder en intégralité (lien à la fin de l’article).

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Urban Jungle se pose comme une digital series que je qualifierais d’action-horrifique, partageant des similitudes avec la série américaine Zoo, et pourtant les français ont été les premiers à avoir eu l’idée du concept d’invasion animalière.

Sous-genre de la catégorie des films de monstres, les films d’attaques animalières sont quand même relativement connus grâce à deux illustres représentants : le chef-d’œuvre Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock et l’adaptation du roman de Stephen King, Cujo.

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Urban Jungle raconte comment l’arrivée d’une espèce rare de singe dans un zoo va provoquer un « effet catalyseur » invisible aux yeux des humains.

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Du jour au lendemain, les animaux de tous genres (du chat au tigre en passant par l’ours ou le crocodile) vont s’allier pour tuer l’espèce humaine.

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Après l’incident du tigre, qui est le premier cas déclaré, le zoo va faire appel aux services de la ravissante Alix Altiverdi, interprété par Romane Portail, scientifique spécialisée dans le comportement des animaux, pour comprendre les raisons de la première attaque. Elle va devoir sauver sa peau ainsi que celles de deux étudiants qui vont l’aider, et de plusieurs personnes autour d’elle, dont sa fille.

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En l’espace de 100 minutes (10 épisodes de 10 minutes), Urban Jungle vous jette dans une apocalypse animalière permanente, où le rythme et le ton de la série ne laissent pas un instant de répit, déployant sa faune à l’écran dans le seul but de permettre au spectateur de mesurer l’ampleur de la menace (les épisodes 3 et 4 proposent quand même une attaque simultanée de chiens, de corbeaux, d’un aigle et d’un serpent !).

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Dotés d’une réalisation absolument superbe et d’un sens du cadre léché, les épisodes rendent hommage aux films du genre animalier mais aussi à tout un pan du cinéma fantastique (comme les films d’infectés, genre que j’avais abordé dans ma critique de Dernier Train pour Busan), grâce à un fil rouge tissé d’images dérangeantes pour le spectateur telles que cette femme attaquée par ses chats, dont la vision cauchemardesque renvoie aux heures du cinéma de Lucio Fulci.

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Urban Jungle est une sorte de relecture animalière de la Guerre des Mondes, apocalypse en milieu urbain où l’Homme (la femme dans ce cas là) va devoir survivre et trouver un moyen de traverser différentes épreuves en sauvant un maximum de vies. Avare en dialogues pour privilégier la forme et surtout l’atmosphère pesante de fin du monde qui en résulte, elle n’en reste pas moins efficace et prenante tout en arrivant à rendre les personnages attachants afin de susciter l’empathie nécessaire à ce genre de récit.

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Un « excès de générosité »

L’ambition de la digital series se heurte malheureusement à l’un des soucis majeurs des productions françaises, à savoir un excès de générosité et une volonté de développer un univers très ample au détriment du budget, et ce dans des délais extrêmement courts, comme me le confie le réalisateur Nicolas Duval.

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Si l’on trouve une galerie de séquences animalières superbement mises en images dans la première partie (sublime plan final du balcon dans l’épisode 2), la seconde fait plus office de ventre-mou (la séquence des vautours, puis de l’ours surtout). Excepté que ce « ventre mou » n’est absolument pas narratif — ou du fait des multiples sous-intrigues en cours, comme dans des séries comme Game of Thrones — mais plus au niveau technologique et visuelle.

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Cet excès de générosité, handicapé par les limites de la production (temps, argent, complexité de la mise en place), fait sortir de la série pendant un temps. Mais elle récupère dans une séquence d’arrivée des troupes d’intervention, à la mise en scène sortie tout droit d’un FPS, puis avec un climax au zoo qui rivalise sans peine avec les récents reboots de La Planète des Singes, via une approche ludique de la gestion de l’espace qui renvoie là aussi aux jeux-vidéo (on pense parfois à Last of Us, les Resident Evil ou le méconnu mais génial Parasite Eve) — et une photo absolument superbe, au passage.

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Malgré les défauts inhérents à la production française, Urban Jungle se montre plus ambitieux, plus réussi et surtout plus spectaculaire que 90% des séries françaises « standards » et rivalise, pour ma part, sans peine avec d’autres web-séries connues comme Le Visiteur du Futur ou la série Métal Hurlant Chronicles.

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Malgré la visibilité encore trop restreinte de l’application Studio +, Urban Jungle est une digital series à ne pas manquer pour peu que le genre de l’invasion animalière ne vous effraie pas.

Et pour tous ceux qui râlent du manque de variété ou d’ambition dans le paysage audiovisuel français, même malgré ses défauts, je ne peux que vous recommander de (sur)vivre à l’invasion animalière que vous offre la digital series.

// Exclusif // Visionner la série en intégralité

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