Voyage de l’autre côté des Alpes et du Rhin

par Elsa Viton
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Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, deux jours suffisent à visiter non pas un, ni deux, mais bien trois pays ! Ouvrez grand vos yeux, au fil des mots seront ici dépeintes trois terres germaniques, j’ai nommé l’Allemagne, l’Autriche, et la principauté suisse, le Liechtenstein.

Samedi, 8 h. C’est l’heure du départ. Premier arrêt : la péninsule insulaire de Reichenau, située sur le lac de Constance (ou Bodensee). À cette heure de la journée en plein hiver, un épais brouillard stagne encore sur le lac, que l’on ne peut qu’à peine distinguer. Reichenau, par contre, se découvre peu à peu. Cette île de pêcheurs, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO depuis près de 20 ans, est particulièrement connue par son abbaye millénaire.

Samedi, 10 h. Après la visite de Reichenau, cap sur une autre île du Bodensee : la belle Mainau. Un lieu plus que surprenant, car seuls les piétons s’y voient autoriser l’accès. Cette île dite « verte » baigne hors du tohu-bohu urbain, source de quiétude et de repos certains. On n’y rencontre d’ailleurs presque que des espaces naturels. Jardins aromatiques, roseraies, palmeraies, serres aux papillons… Les touristes venus respirer l’air pur et frais de Mainau ne peuvent qu’être enchantés devant la beauté sauvage – mais apprivoisée – de cet endroit hors du commun.

Samedi, 13 h. Il est temps de changer de direction, afin de prendre le chemin de la ville la plus fameuse des abords du Bodensee : Konstanz. Un soleil d’hiver, timide mais bien présent, nous y attend. La brume s’est enfin levée, la ville et le lac se dévoilent alors à nous sans mal. Les maisons typiques et les ruelles pavées de la vieille ville nous font remonter le temps, et voyager dans l’architecture allemande moyenâgeuse. Idéalement localisée sur le lac, la ville se trouve aussi au bord du lit du Rhin, et à distance égale de l’Autriche, la Suisse et du Liechtenstein.

Samedi, 18 h. Les flâneries dans les rues de Konstanz sont finies. Il est maintenant temps de se diriger vers un établissement fort connu, faisant partie intégrante du lifestyle de l’Ouest allemand : les thermes. Ceux-ci ont du reste une petite particularité : l’eau alimentant les bains, saunas et hammams en tout genre trouve sa source dans le Bodensee lui-même ! Sur lequel les visiteurs ont d’ailleurs vue, ce qui n’est pas désagréable. Le moment est donc venu de faire une pause bien-être et tranquillité, si l’on exclut le penchant accru des Allemands pour la nudité, qui apprécient particulièrement de se baigner en tenue d’Ève et d’Adam. Enfants compris, bien sûr… Si leurs soins sont extrêmement reposants, leurs coutumes sont parfois intrigantes ! Après avoir observé le soleil se coucher sur le lac, direction les bras de Morphée : la journée de dimanche sera chargée.

Dimanche, 9 h. Deux heures de route sous une neige torrentielle, et nous voilà arrivés à Vaduz, capitale du Liechtenstein. Il s’avère que le centre de la principauté suisse est incroyablement petit, car il ne fait que 17 m² ! En comparaison, la capitale des Gaules est 31 fois plus étendue. Mais malgré cela, Vaduz se montre d’une beauté surprenante, avec sa nature luxuriante et ses bâtiments colorés. La ville est située au pied des montagnes, et est surplombée par un château (malheureusement interdit au public) qui semble protéger la population locale de sa hauteur.

Dimanche, 13 h. De nouveau en voiture, nous traversons la Suisse avant de franchir la frontière d’une nouvelle terre, l’Autriche. Prochain arrêt : Innsbruck, ville du Land du Tyrol aux airs grenoblois. Car tout comme sa jumelle française, Innsbruck repose au cœur ainsi qu’au creux des Alpes, et est traversée par la rivière de l’Inn d’où lui vient son nom. À l’image de son pays, Innsbruck est une ville gorgée de nature, mais qui renferme également des trésors architecturaux typiques, principalement de petites demeures aux tons pastel qui bordent la rivière et fleurissent dans les rues étriquées.

Dimanche, 17 h. Se trouvant sur le chemin du retour, la ville d’Ulm nous tendait les bras. Nous avons donc décidé d’y faire un tour avant de mettre fin à notre roadtrip. La nuit commence à poindre, mais le soleil n’est pas résolu à nous quitter complètement. Installée sur la rive gauche du Danube, la ville d’Ulm est centrale pour la région du Baden-Württemberg, du fait de son économie, de ses universités, mais aussi de son histoire. Lorsque l’on se balade en son centre, on peut passer de pont en pont, au-dessus des canaux – telle une Venise ou une Amsterdam allemande – découlant directement du fleuve prenant source dans la Schwarzwald. De toute beauté !

Vous l’aurez compris, ce fut un week-end riche en émotions ainsi qu’en découvertes. Les pays germains renferment monts et merveilles, et offrent une expérience des plus appréciables. ArlyoMag ne peut que vous conseiller d’y aller. Grüß Gott !

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